A 14 ans,
Alain Resnais tourne ses premiers films avec une caméra 8 mm et s’inscrit en 1943 à l’IDHEC en section montage. Il commence sa carrière en tournant de nombreux courts-métrages comme
Van Gogh en 1948 ou
Guernica en 1950. Mais c’est son documentaire
Nuit Et Brouillard (1955), que les camps d’extermination nazis, qui le révèle.
Au début de la Nouvelle Vague, sa première fiction,
Hiroshima Mon Amour (1959), révolutionne les conceptions classiques de narration de l’époque. Il y expose sa problématique de la mémoire et de la destruction du récit, qu’il approfondit dans
L'Année Dernière à Marienbad (1961) et qui le préoccupera toute sa carrière (
La Vie Est Un Roman, 1983). Cinéaste engagé, les thèmes de la guerre et de la politique sont également très présents dans son œuvre (
Muriel en 1963 et
Stavisky en 1974).
Alain Resnais s’est souvent entouré d’écrivains ou d’intellectuels (Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet) pour écrire ses scénarios. En 1992, il se renouvelle en s’associant au copule de scénaristes Jean-Pierre Braci/Agnès Jaoui pour
Smoking/no Smoking et accède au succès populaire avec
On Connaît La Chanson en 1997.
En 2003, il réalise une comédie musicale,
Pas Sur La Bouche puis, en 2006, un autre film choral,
Coeurs.
En 2009, il est sélectionné pour la sixième fois de sa carrière en compétition au Festival de Cannes pour son film
Les Herbes Folles où il reçoit des mains de la Présidente du Jury Isabelle Huppert le Prix exceptionnel du Festival de Cannes.