Alors qu'elle n'est qu'une adolescence, on lui propose de poser dans un magazine qui traite des lolitas. Remarquée par Dominique Besnehard, un agent, Béatrice Dalle se voit offrir le rôle de Betty, la fragile héroïne de
37°2 Le Matin. Le film de Jacques Beineix avec Jean-Hughes Anglade est un succès et propulse la comédienne du rang d'inconnue à celui de star. Nouveau sex-symbole du cinéma français,
Béatrice tourne
La Sorcière (1987) de Marco Bellocchio qui exploite surtout sa plastique. En 1989, Jacques Doillon la dirige dans
La Vengeance D'Une Femme où elle donne la réplique à Isabelle Hupert. Sa notoriété lui ouvre par la suite les portes du cinéma américain indépendant et joue une aveugle dans
Night On Earth de Jim Jarmusch.
Bousculant les bonnes mœurs, elle s'octroie une réputation sulfureuse en entretenant une liaison ambiguë avec Claudia Schiffer dans
The Blackout d'Abel Ferrara avant de défrayer la chronique à Cannes dans
Trouble Every Day, une histoire d'amour cannibale de Claire Denis. Fidèle à cette réalisatrice, elle tourne d'ailleurs avec elle
J'Ai Pas Sommeil et
L'Intrus. En 2003, elle se fait plus rare au cinéma en acceptant des seconds rôles ; ce qui est le cas dans
Le Temps Du Loup de Michael Haneke et dans
Clean d'Olivier Assayas. L’année suivante, elle tient le rôle principal dans un premier film,
Process, aux côtés de Guillaume Depardieu, et tourne dans un film Libanais,
La Porte Du Soleil.
On la retrouve en 2006 dans la peau d’une manager de rap dans le film musical
Dans Tes Rêves ; et en 2007, elle interprète une femme fatale dans
Truands de Frédéric Schoendoerffer. Cette même année elle joue aux côtés de la jeune et prometteuse Alysson Paradis dans
A L'Intérieur. En 2008, elle est à l'affiche du film
Les Bureaux De Dieu, aux côtés de Nathalie Baye et d'Isabelle Carré.