Ses origines (fils de l'écrivain et résistant lyonnais René Tavernier publiant clandestinement de grandes plumes tel Aragon), ses débuts dans le cinéma comme assistant de Jean-Pierre Melville (Léon Morin, prêtre), réalisateur de courts métrages et enfin attaché de presse et son travail d'historien du cinéma ont profondément influencé son style. Il est trop souvent considéré comme un « classique » par inévitable (et vaine) comparaison avec les têtes de file de la Nouvelle vague et par une certaine critique anglo-saxonne.
Grand amateur de cinéma nord américain, dont l’influence se fait aussi sentir dans ses films, il co-écrit un dictionnaire sur ce sujet.
Bertrand Tavernier commence dans le cinéma comme réalisateur de courts-métrages, attaché de presse et historien du cinéma, ce qui a profondément influencé son style. Il est souvent associé aux classiques, par comparaison avec les cinéastes de la Nouvelle Vague.
Contrairement aux réalisateurs de sa génération, Bertrand Tavernier accorde une grande place à la narration. De grands scénaristes travaillent en collaboration avec lui sur ses films. Cinéphile avant tout, il aime faire redécouvrir de grands cinéases, comme Jean Devaivre, dont il adapte l’autobiographie dans
Laissez-passer.
Eclectique, Bertrand Tavernier s’attaque à tous les types de films : historiques ou d’époques (
Que La Fête Commence !, récompensé par le César du Meilleur Scénario et Réalisateur,
Capitaine Conan,
Laissez-passer) ou contemporains, comme
Une Semaine De Vacances,
La Mort En Direct,
Le Juge Et L'Assassin. Ces derniers lui permettent de s’intéresser à des sujets de société contemporains et polémiques : violence, racisme, pauvreté, excès de la justice et des médias…
Mais Bertrand Tavernier réalise aussi des films sur des sujets plus intimistes, comme
Un Dimanche à La Campagne, pour lequel il obtient le prix de la mise en scène au festival de Cannes 1984, et
Daddy Nostalgie, dans lesquels il aborde les difficultés des rapports familiaux.
Bertrand Tavernier continue de tourner dans les années 90, principalement des films destinés à analyser les travers de notre société. Dans
L'Appat, il pose un constat alarmant sur une jeunesse sans repère, et reçoit l’Ours d’Or à la Berlinale 1995.
Dans
Holy Lola, il part, pour la première fois, tourné en Asie, afin d’examiner le processus d’adoption d’un enfant cambodgien par un couple d’occidentaux, mais pour aussi dresser un portrait de cette région touchée par les conflits et la pauvreté.
En 2008, il réalise le film policier et en langue anglaise,
Dans La Brume électrique, dans lequel il dirige Tommy Lee Jones, John Goodman et Peter Sarsgaard.