"Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai"
Boris Vian
Boris Vian voit le jour en mars 1920.
Dès l’âge de douze ans, le diagnostic tombe : une maladie grave du cœur qui le laisse souvent au lit, en proie à de nombreuses rêveries.
Au cours de sa courte vie (il décède à l’âge de 39 ans des suites de ses problèmes au cœur), Boris Vian étonne. En effet, il enchaine les métiers à un rythme effréné.
Il sera écrivain, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste), ingénieur de l'École centrale, inventeur, scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur d'occasion et peintre.
Tel un intellectuel et artiste bohème, il fréquente les cafés de Saint Germain des prés. Il côtoie alors le beau monde de l’époque (Jean-Paul Sartre, Simone De Beauvoir, Raymond Queneau et Miles Davis). Son premier roman
J’irai cracher sur vos tombes, signé sous le pseudonyme Vernon Sullivan, heurte violemment la critique.
Boris Vian est condamné dès 1950 pour outrage aux bonnes mœurs.
Mais l’homme à l’imagination débordante poursuit ses écritures.
Il publie
Vercoquin et le plancton,
L' Ecume des jours ou encore
L' Arrache-cœur.
Puis, il fait quelques apparitions sur scène, au théâtre et dans quelques films. Il joue par exemple le cardinal de Paris dans
Notre-dame De Paris de Jean Delannoy.
Ses œuvres connaissent un immense succès public posthume dans les années 1960 et 1970, notamment pendant les événements de mai 68. Les jeunes de la nouvelle génération redécouvrent
Vian, l'éternel adolescent, dans lequel ils se retrouvent.