Gregg Araki
Né(e) le 17 Décembre 1959 (56 ans)
Nationalité : Etats-Unis

Biographie

Réalisateur, Producteur, Scénariste, Directeur de la Photographie

Selon le Los Angeles Time, Gregg Araki est «l’un des réalisateurs américains les plus prometteurs de ces dix dernières années». Ses films ont été présentés dans les plus prestigieux festivals internationaux tels que Sundance, Berlin, Venise, Toronto, Londres et New York.

D’origine asiatique, Gregg Araki est né en Californie. Après avoir étudié le cinéma à l’université de Californie du Sud, où il a été particulièrement influencé par les comédies burlesques comme L'Impossible Monsieur Bébé d’Howard Hawks, il débute sa carrière de réalisateur en 1987 avec Three Bewildered People In The Night. Avec un budget de seulement 5000 dollars et un tournage en 16mn noir et blanc avec une caméra fixe, il raconte une romance entre une artiste vidéo, son amant et son ami homosexuel. Ce film devient très vite un classique du cinéma indépendant américain et remporte trois prix à Locarno.

Deux ans plus tard, il se fait connaître dans les festivals internationaux avec The Long Weekend (o'Despair). Produit, réalisé, écrit, photographié et monté par Araki (pour sa société appelée «Desperate Pictures Company»), le film met en scène un groupe de lycéens tout juste diplômés se lamentant sur leur futur au cours d’une nuit très arrosée. Les deux premiers films de Gregg Araki sont des films sans bugdet, entièrement financés par des amis et même par les membres de l’équipe.

Le cinéaste, considéré comme l’une des voix les plus anticonformistes, contestataires et à la fois mystérieuses du cinéma indépendant américain, émerge véritablement en 1992 avec le film The Living End.
C’est l’histoire d’un jeune intello et d’un «gigolo» assassin, tous deux séropositifs, qui partent en cavale vers la Californie, emblème du rêve américain. Ce film rompt avec les deux premiers par sa dimension beaucoup plus tragique. L’issue est connue dès le départ : leur cavale sera funeste.
Le cinéaste synthétise ainsi : «Entre 1985 et 1990 un véritable changement s’est produit dans la société, en raison de la situation politique, de la crise, du sida ; j’ai donc voulu une histoire plus désespérée, plus violente, plus sexuelle, plus passionnée. On a parlé du nihilisme de The Living End, mais c’est tout simplement une histoire d’amour fou et maudit…»
Cette histoire mettant en scène deux amants gays et porteurs du virus HIV a très vite rendu Gregg Araki l’une des figures clé du nouveau cinéma gay.

Le film suivant d’Araki, Totally F***ed Up (1993), se positionne résolument contre le sentimentalisme d’un certain cinéma gay et raconte la vie gâchée de six adolescents homosexuels ayant reconstitué l’unité d’une famille, qui luttent à la fois pour s’entendre les uns avec les autres et pour avancer dans la vie en faisant face à plusieurs obstacles.

Subversif dans l’exploration de la dépression et des attitudes négatives de la jeunesse envers l’homosexualité, le cinquième film d’Araki, Doom Generation, est une attaque en profondeur, teintée d’humour noir, des spectateurs gay et hétéros. Largement rejeté par les critiques les plus conservateurs par sa violence graphique et son érotisme acharné, l’œuvre a confirmé la dans de nombreux milieux.

Totally F***ed Up et Doom Generation font partie d’une «la trilogie de l’apocalypse adolescente», dont le dernier volet, Nowhere (1997), est décrit par le réalisateur comme «un épisode de Beverly Hills 90210 sous acide». Le film se concentre sur un groupe d’adolescents de Los Angeles, détachés de tout, qui s’ennuient et tuent le temps avec des expériences sexuelles excentriques, des drogues et des fêtes sauvages. Le film combine nihilisme et une certaine gaieté qui sera d’ailleurs l’une des caractéristiques majeures du film suivant d’Araki, la comédie romantique, Splendeur. Hommage d’Araki aux comédies burlesques qu’il affectionne, Splendeur est l’histoire d’une jeune fille qui n’arrive pas à choisir entre deux garçons et décide alors de vivre avec les deux. Présenté lors du festival de Sundance en 1999, le film a été salué comme le film le plus optimiste d’Araki.

Aprés une pause, il sort en 2005 Mysterious Skin, un film porté sur les tourments de l'adolescence et de la pédophilie, grandement applaudi par la critique. Deux ans plus tard, Gregg Araki réalise Smiley Face, film beaucoup plus léger et comique que ces précédents dans lequel on suit la journée folle d'une Anna Faris sous l'emprise de space cake.

En 2010, le réalisateur revient à son thème cher qu'est l'adolescence et ses tourments amoureux et sexuels avec Kaboom un drame en demi-teinte porté par Juno Temple et Thomas Dekker.

On le retrouve en 2014 avec White Bird dans lequel il met en scène Shailene Woodley et Eva Green.

Vos avis sur Gregg Araki

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Filmographie sélective ( 13 Films )

American Crime
American Crime
White Bird
White Bird
Kaboom
Kaboom
Smiley Face
Smiley Face
Nowhere
Nowhere
Doom generation
Doom generation
Mysterious Skin
Mysterious Skin

Filmographie complète

2015 - 
American Crime (Réalisateur) Série TV
Créée par John Ridley 
2014 - 
White Bird (Réalisateur , Producteur , Scénariste)
2010 - 
Kaboom (Réalisateur , Producteur)
2007 - 
Smiley Face (Réalisateur)
2005 - 
Mysterious Skin (Réalisateur)
1999 - 
Splendeur (Réalisateur)
1997 - 
Nowhere (Réalisateur , Scénariste)
1995 - 
Lunchtime Special (Réalisateur)
1994 - 
Doom Generation (Réalisateur , Producteur , Scénariste , Chef Monteur)
1993 - 
Totally F***ed Up (Réalisateur , Producteur , Scénariste , Directeur De La Photographie)
1992 - 
The Living End (Réalisateur)
1989 - 
1987 - 

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