Chef opérateur son, Henri Morelle, fait partie de la «famille» de Man’s films. Né en 1944, il fait ses études à l’INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle) où, plus tard, il revient donner des cours.
Cette fidélité à la Belgique et à son cinéma le fait travailler avec quelques réalisateurs importants : André Delvaux (
Femme Entre Chien Et Loup,
Benvenuta,
L’oeuvre Au Noir), Jean-Jacques Andrien (
Le Grand Paysage D’alexis Drœven,
Australia), Stijn Coninx (
Daens), Chantal Akerman (
Les Rendez-vous D’anna,
Toute Une Nuit), Michel Khleifi (
Le Conte Des Trois Diamants ), Gérard Corbiau (
Le Roi Danse).
Plus récemment il a signé le son de
No Man’s Land de Danis Tanovic, et de
L’ Enfant Endormi de Yasmine Kassari. En France et à l’étranger, la liste est longue et prestigieuse. Il y a, entre autres, Jean-Luc Godard avec
Nouvelle Vague, Agnès Varda et
L’une Chante, L’autre Pas,
Les Mille Et Une Nuits,
Mélo d’Alain Resnais,
Les Amants Du Pont Neuf de Léos Carax,
Genesis de Mrinal Sen
Si Le Vent Soulève Les Sables... porte bien son titre.
Un vent constant soufflait et rendait très difficile le travail d’Henri Morelle. Dans ces étendues désertiques, rien ne venait lui faire barrage, et il devait inventer et ruser à grand renfort de «bonnettes» et autres accessoires pour essayer de maîtriser le bruit de fond. Pour les scènes dialoguées, il a fallu faire une bonne quantité de sons seuls. Le même problème et la même gêne étaient occasionnés par le groupe électrogène.
Pour que le bruit de son fonctionnement ne soit pas présent, il fallait l’éloigner le plus possible. De quoi «s’arracher les cheveux», raconte Marion Hänsel.