Cocasse, Suisse comme Bernard Haller, inclassable, flanqué d’une trogne, de celle qui marque, comme Rufus et Claude Brasseur, Jean-Luc Bideau était tout désigné pour incarner le père de la jouvencelle Clytia.
Paniqué par la qualité du texte de Gérard Brach, il avoue avoir eu du mal à se le mettre en bouche. «Tannerien» de formation - en écho au cinéaste Alain Tanner qui lui offrit son second film -, habitué à travailler dans des productions plus confinées, Jean-Luc Bideau a répondu sans sourciller à l’appel de Jean-Jacques Annaud, à celui qu’il appelle «Neiges Éternelles».
Sorti du Conservatoire de Paris, fan de football, professeur azimuté, malade du ciboulot dans la série
H . de Canal+, Jean Luc Bideau a fréquenté Jean Vilar, foulé les plus belles scènes, donné la réplique à nombre de pointures. Natif du comté de Genève, il ne laisse percer aucun trou dans ses capacités.