Indiscipliné et peu enclin aux études,
Jean-Paul Belmondo se passionne très jeune pour la boxe, le football. À l'âge de seize ans, il est atteint d'une primo-infection de la tuberculose, ses parents l'expédient alors en Auvergne; c'est à cette époque, dans le calme et l'air vivifiant, que le jeune homme décide de devenir comédien.
De retour d'Auvergne, il suit les cours de Raymond Girard. Il débute au théâtre en 1950 en interprétant La Belle au Bois Dormant dans les hôpitaux de la ville de Paris. Pendant six mois, Raymond Girard va l'aider à préparer le concours du Conservatoire d'art dramatique, où, reçu en 1951,
Jean-Paul Belmondo devient l'élève de Pierre Dux. Il y reste quatre ans et où il rencontre Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier et Michel Beaune.
En 1957, il débute à l'écran dans de petits rôles :
Sois Belle Et Tais-toi,
Les Tricheurs,
Les Copains Du Dimanche. En 1959, il tourne
A Double Tour de Claude Chabrol puis c'est la révélation avec
A Bout De Souffle, dont il est la vedette, aux côtés de Jean Seberg, dans une mise en scène de Jean-Luc Godard.
Jean-Paul Belmondo devient célèbre. François Truffaut déclare : "Pour moi, cela ne fait aucun doute,
Jean-Paul Belmondo, est le meilleur "jeune premier" actuel, le meilleur et le plus complet.
Belmondo peut jouer avec autant de vraisemblance et de naturel un aristocrate ou un garçon du peuple, un intellectuel ou un gangster, un prêtre ou un clown. Cette disponibilité est telle que Jean-Paul pourrait même jouer un homme aimé des femmes, un séducteur, ou au contraire un homme rejeté par elles et ces deux rôles contradictoires il serait capable de les conduire vers le drame ou vers la comédie, "à la demande".
A partir de 1964,
Jean-Paul Belmondo rencontre un grand succès populaire avec plusieurs films et aborde tous les genres; l'aventure avec
Cent Mille Dollars Au Soleil,
L'Homme De Rio, la fantaisie avec
Les Tribulations D'Un Chinois En Chine,
Pierrot Le Fou, l'action avec
Borsalino, le drame
Week-end à Zuydcoote.
Jean-Paul Belmondo dit de lui : "Je ne vis que pour jouer et continue à jouer quand je vis. Ce que j'apprécie le plus dans ma gloire, c'est la possibilité de pouvoir jouer ce que je veux. Je suis fier d'être une vedette populaire, comme l'étaient avant-guerre Aimos, Carette et... Gabin. Si dans dix ans, j'ai disparu du podium, j'espère que certains de mes films passeront dans les cinémathèques et que l'on dira de moi : il a fait une belle carrière".
Mais, sa carrière ne s'arrête pas là, Jean-Paul "tape dans le mille" avec des films tels que
Flic Ou Voyou,
Le Guignolo,
Le Professionnel,
L'As Des As,
Le Marginal,
Les Morfalous ... tous des succès au box office français. A cette époque, il semble que le célèbre comédien ait le souci de modifier son image auprès du public. C'est ainsi, par exemple, qu'il met fin à sa longue collaboration avec René Château qui s'occupait du lancement de ses films depuis 1968. A la cinquantaine passée, au moment où un comédien se doit de mettre en question sa carrière, il paraît évident que
Jean-Paul Belmondo, comme Alain Delon, tient avant tout à ne pas rester enfermé dans les légendes qui ont fait sa gloire.
Le souci de modifier son image, de refuser le confort des légendes passe aussi par le risque d'un retour aux sources, celui d'une remontée sur les planches, en 1987, pour incarner le comédien par excellence,
Kean, mis en scène par Robert Hossein. Et, ce risque pris,
Jean-Paul Belmondo remporte un nouveau triomphe...
En retrait depuis quelques années, à cause de nombreux problèmes de santé, il reste tout de même l'un des acteurs français les plus aimés du pays.
En 2009,
Belmondo fait son grand retour au cinéma dans le second film réalisé par Francis Huster,
Un Homme Et Son Chien.
Deux ans plus tard, le
64ème Festival International Du Film De Cannes 2011 lui rend hommage pour l'ensemble de sa carrière..