Issu d’une famille d’immigrés irlandais de 11 enfants, John Martin Feeney, qui deviendra plus tard
John Ford est l’un des plus grands réalisateurs de tous les temps. Sa carrière s’étend des années 1920 à 1960 et il est considéré par les cinéastes les plus connus (Steven Spielberg, Orson Welles, Clint Eastwood, entre autres) comme la plus importante de leurs références.
En 1914, il suit les pas de son frère aîné
Francis Ford, et part pour Hollywood, où il devient son assistant réalisateur. Peu de temps après, il se retrouve à la tête de son premier film,
The Tornado. Réalisateur prolifique, il dirige, entre 1917 et 1928, une cinquantaine de muets, parmi lesquels
Just Pals, qu’il signe pour la première fois du nom de
John Ford en 1920, ou encore
Cameo Kirby, en 1923.
Au-delà des films qu’il réalise,
John Ford est également très impliqué dans l’industrie du cinéma. En 1927, il est élu à la tête de la Motion Pictures Directors Association, qu’il remplacera, avec d’autres congénères, par la Screen Directors Guild.
Après quelques premiers films parlants,
Arrowsmith, qu’il réalise en 1931, lui vaut 4 nominations aux Oscars. Mais il ne décrochera sa première statuette qu’en 1936, avec l’univers désolé de l’Irlande qu’il dépeint dans
Le Mouchard. En tournant
La Chevauchée Fantastique, il popularise John Wayne, et récolte 7 nominations aux Oscars en 1939. A partir de là, il affiche sa préférence pour le western, avec des films comme
Vers Sa Destinée,
Sur La Piste Des Mohawks, son premier film en couleur sorti la même année, avec Henry Fonda, que l’on retrouve en 1941 dans
Les Raisins De La Colère, où sa prestation lui vaudra l’Oscar du meilleur acteur. L’année suivante
Qu'Elle était Verte Ma Vallée ne rafle pas moins de cinq statuettes.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale,
John Ford affiche ses positions anti-nazies, et s’engage en réalisant une série de documents sur les différentes batailles livrées par les Américains. Les documentaires sur l’attaque de Pearl Harbor et la bataille de Midway ont reçu chacun un Oscar. Après la guerre, il reprend les westerns, avec succès, puisque
L'Homme Tranquille lui permet de décrocher son quatrième Oscar du meilleur réalisateur en 1952. Après quelques westerns engagés, notamment
Le Sergent Noir en 1960, et
Les Cheyennes en 1964, il soutient l’armée, cette fois en guerre contre le Vietnam. En 1973, rongé par les problèmes d’alcool et la maladie, il meurt, ruiné, des suites d’un cancer de l’estomac.