Né à Lille en 1896, Julien Duvivier fut acteur de théâtre avant de s’orienter vers le cinéma à la fin de la première Guerre Mondiale.
D’abord assistant pour Louis Feuillade et Marcel L’Herbier, Duvivier fit ses débuts de metteur en scène en 1919. À travers une carrière longue et prolifique, Duvivier créa plus de soixante films, et collabora à plusieurs autres. Aussi bien qu’en France, où son succès commercial s’accompagnait d’une réputation d’efficacité et de compétence technique, il travailla aux Etats-Unis (surtout lors d’une période d’exil pendant la deuxième Guerre Mondiale), au Canada en Angleterre, en Belgique et en Allemagne.
Pour la plupart de ses commentateurs, Duvivier est un cinéaste inégal, mais certains de ses films sont de véritables chefs d’oeuvre, surtout ceux qu’il a réalisés pendant les années 1930 quand, avec René Clair, Jacques Feyder, Jean Renoir et Marcel Carné, il contribua à la création d’un nouveau style pour le cinéma français, style qui mettait en valeur surtout le décor et l’ « atmosphère » de milieux souvent populaires.
On lui reconnaît un don particulier pour le choix et la direction des acteurs et, en effet, il travailla souvent avec les plus grandes vedettes de son époque (parmi lesquelles Jean Gabin, Mireille Balin, Michel Simon. Louis Jouvet, Pierre Fresnay, Harry Baur, Raimu et Viviane Romance).
Dans
Poil De Carotte (1932),
La Belle Equipe (1936) ou encore
Pepe Le Moko (1936), Duvivier déploie tous ses talents de maître cinématographique : scénariste, conteur, metteur en scène, inventeur d’un univers d’images où le réalisme le plus cru et souvent très noir est pénétré d’une fantaisie insolite.
Duvivier meurt à Paris en 1967.