Bafta 1997 et Oscar 1997 de la meilleure actrice dans un second rôle pour Le Patient Anglais
Ours d'argent 1997 de la meilleure actrice pour Le Patient Anglais
César 1994 de la meilleure actrice pour Bleu
Juliette Binoche est née dans un milieu d'artistes : son père était sculpteur, sa mère professeur de lettres et actrice. C'est auprès de cette dernière qu'elle prend ses premiers cours de comédie et développe un goût particulier pour le théâtre. Elle décide donc très jeune de quitter son Loir-et-Cher natal pour tenter sa chance à Paris. A 17 ans, elle s'inscrit au Conservatoire du Xe arrondissement de Paris, puis elle rejoint les cours de Véra Gregh et incarne sur les planches les héroïnes de Tchekhov ou Pirandello. Rapidement elle passe au cinéma.
Sa première apparition sur grand écran se fait en 1983 dans
Liberty Belle, puis elle enchaîne de petits rôles, secondaires certes, mais chez des réalisateurs de premier plan : Godard, Doillon, Téchiné. Elle obtient en 1986 le Prix Romy Schneider et devient un espoir certain du cinéma français.
La même année, alors qu'elle n'a que 23 ans, elle sort des frontières françaises et attire l'attention des professionnels du monde entier en jouant aux côtés de Daniel Day Lewis dans
L'Insoutenable Légèreté De L'être. Un critique américain du Chicago Sun Times dira de sa prestation : « sublime et aérienne dans sa beauté et son innocence ». S'en suit une période où elle s'initie au cinéma d'auteur aux côtés de son mentor, Leos Carax, qui la met à l'honneur dans deux de ces films :
Mauvais Sang et
Les Amants Du Pont-neuf .
Elle décide alors de changer son image et de quitter cette « innocence » dans
Fatale de Louis Malle. Un an plus tard, elle tient le premier rôle dans
Bleu de Krzysztof Kieslowski. Ce tournant opéré dans sa carrière est un succès puisqu'elle décroche le Prix d'Interprétation à Venise et un César. Succès également dans sa vie privée puisqu'elle prend le nouveau rôle de maman.
Cette maternité ne l'empêche pas de faire partie en 1994 du casting d'un des plus gros budget, et succès, du cinéma français,
Le Hussard Sur Le Toit.
En 1997, elle entre dans l'histoire en remportant l'Oscar du Meilleur Second rôle pour son interprétation de l'infirmière Anna dans
Le Patient Anglais. Elle devient la deuxième française à recevoir cet honneur, 37 ans après Simone Signoret.
« Je suis si étonnée, c'est un rêve, ce doit être un rêve français je suppose » déclara-t-elle, très émue.
Actrice confirmée au talent reconnu,
Juliette Binoche se permet aujourd'hui de mêler tous les genres. Des films historiques qu'elle affectionne particulièrement (
Le Chocolat,
La Veuve De Saint-pierre,
Les Enfants Du Siècle) à la comédie (
Décalage Horaire), elle continue de privilégier des films d'auteur :
Alice Et Martin de Téchiné,
Caché et
Code Inconnu de Michael Haneke.
On la retrouve en 2005 dans
Mary de Abel Ferrara.
En 2006, elle est à l’affiche de
Quelques Jours En Septembre de Santiago Amigorena, où elle est aux côtés de John Turturro et Sara Forestier. En 2007, elle joue dans
Par Effraction avec Jude Law et est à l'affiche de trois films sorti début 2008 (
Le Voyage Du Ballon Rouge,
L'Heure D'été et
Paris).
En 2010, l'actrice s'illustre sur l'affiche officielle de la
63ème Festival De Cannes 2010. Édition dans laquelle est présenté le nouveau film d'Abbas Kiarostami,
Copie Conforme, où elle tient le rôle principal et pour lequel elle remporte le
Prix d'interprétation féminine. L'année suivante,
Juliette Binoche tourne pour Malgoska Szumowska dans le film centré sur la prostitution estudiantine,
Elles, puis participe au premier film de Sylvie Testud,
La Vie D'Une Autre, en compagnie de Mathieu Kassovitz.
En 2012, la comédienne est à l'affiche du film de David Cronenberg,
Cosmopolis, qui lui permet de fouler de nouveau le tapis rouge de la croisette puisque présenté en compétition du
65ème Festival International Du Film De Cannes 2012. La même année,
Juliette Binoche donne la réplique à Edgar Ramirez dans le touchant
A Coeur Ouvert de Marion Lainé.
L'année suivante, l'actrice incarne la célèbre peintre dans
Camille Claudel 1915, qui s'intéresse l'hiver 1915, quand elle était internée dans un asile.