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Kim Ki-duk

Réalisateur, Acteur, monteur, scénariste, producteur...

(Corée du Sud)
Né(e) le 20 Décembre 1960 (53 ans)
Actuellement au Cinéma dans : Printemps, Été, Automne, Hiver Et Printemps

Biographie : Kim Ki-duk

Né en 1960, à Bongwha, dans la province de Kyonsang en Corée du Sud, Kim Ki-duk a grandi dans ce village de montagnes. A l’âge de neuf ans, il suit ses parents à Séoul.
Obligé de quitter le lycée après que son grand frère ait été renvoyé de l’école, Kim Ki-duk se retrouve dans une école d’agriculture. Il commence à travailler dans des usines à dix-sept ans et rejoint la marine à vingt-trois pour effectuer son service militaire. Trois ans plus tard, enfin libéré de ses obligations militaires, il songe sérieusement à devenir prêtre, alors que son père l’imaginait plutôt en patron d'usine.

C’est aussi à cette époque qu’il commence à s’intéresser à la peinture. Mais, en 1990, Kim Ki-duk décide de faire un “break”. Avec ses modestes économies, il quitte la Corée pour voyager à travers l’Europe (de la Finlande à la Grèce en passant par l’Allemagne). En 1992, après avoir séjourné à Paris, il s’installe en France, dans un village près de Montpellier.
Peignant et exposant ses œuvres dans les rues et sur les plages plutôt que de participer à des événements officiels, Kim Ki-duk survit en vendant ses tableaux avec plus ou moins de difficultés.
C’est également en France qu’il découvre, par hasard, le 7 ème art, grâce à des films de genre variés comme Basic Instinct de Paul Verhoeven, Le Silence Des Agneaux de Jonathan Demme, L’amant de Jean-Jacques Annaud ou encore Diva de Jean-Jacques Beineix. Revigoré par son séjour européen, Kim Ki-duk retourne en Corée et décide de se lancer dans le milieu du cinéma en participant à des concours.

En 1994, son premier scénario, Painted And Prisoner, gagne le Prix de la Création de la Scenarist Association.
En 1995, il gagne un autre prix à la Korean Motion Picture Association grâce à son second scénario, <>Illegal Crossing. L’année sui vante, Kim Ki-duk a enfi n l’occasion d’écrire et réaliser son premier film, Crododile, l’histoire d’un marginal au caractère violent (une caractéristique récurrente des personnages de Kim Ki-duk), qui récupère les corps de suicidés dans la rivière Han, à Séoul. Une œuvre forte qui provoque de vives réactions, mais dont la sortie reste confidentielle. Dans ce film, le cinéaste débutant aborde plusieurs thèmes qui seront développés dans ses futurs films : son amour pour la peinture, sa fascination pour l’eau et les poissons, la représentation de la violence et la cruauté humaine …

Son deuxième film, Wild Animals (1997), est une production coréenne tournée en
France. L’histoire d’un peintre sud-coréen devenu escroc et d’un nord-coréen expert en arts martiaux, qui se rencontrent à Paris et se lient d’amitié, évitant les ennuis avec la pègre locale. Ne maîtrisant pas la langue française, Kim Ki-duk privilégie la direction d’acteur de ses deux interprètes principaux, Jang Dong-jik et Cho Jae-hyun, tandis que les interprètes français (dont font partie Denis Lavant et Richard Bohringer)sont un peu en roue libre. Malgré sa sincérité, le film est un échec cinglant au box-office local. Le seul moyen alors pour Kim Ki-duk d’avoir une chance de tourner à nouveau est de participer à un concours de scénarios organisé par la Kofic (l’équivalent du Centre National de la Cinématographie en Corée).
C’est ainsi qu’il réussit à monter Birdcage Inn (1998), une histoire de haine et d’amitié entre une jeune prostituée et une étudiante vivant dans une auberge située près d’une ville portuaire, qui sert à la fois de maison d’accueil et d’hôtel de passe. Ce film, qui lui ouvre les portes des festivals internationaux (Berlin, Montréal, Los Angeles), est moins radical dans son approche que les précédents :il s’achève même sur une note optimiste.

L’ile, conte fascinant et cruel qu’il tourne en 1999, sera son premier film à connaître une audience internationale (il sort sur les écrans français en avril 2001). Un film qui séduit par sa beauté plastique et son univers poétique et choque à cause de la cruauté de certaines scènes (envers les humains ou les animaux). Kim Ki-duk enchaîne aussitôt Real Fiction (2000), un film semi-expérimental (la vengeance d’un peintre au bord de la crise de nerfs, contre tous ceux qu’il déteste)tourné en 200 minutes avec 10 caméras numériques tournant en simultané. Un défi technique remporté haut la main.

Son film suivant, Adresse Inconnue (2001), présenté au 58 ème Festival de Venise est lui, encore plus autobiographique. Kim Ki-duk y raconte l’histoire de trois jeunes coréens vivant près d’une base militaire dans les années 70. Plus qu’un souvenir, c’est une blessure intérieure que le cinéaste représente à l’écran dans une œuvre d’une puissance dramatique rarement vue à l’écran. Le personnage du jeune peintre en devenir, souffre-douleur des voyous du quartier, n’est autre que le cinéaste en personne.

En 2001, Kim Ki-duk connaît enfin son premier succès commercial en Corée, avec Bad Guy (700 000 entrées), film pourtant controversé où il aborde le thème de la prostitution. Il retrouve pour ce film Cho Jae-hyun, (anti-)héros de son premier film Crocodile qui, entre-temps, est devenu une star du petit écran, ce qui, selon Kim Ki-duk, explique en partie le succès en Corée, son cinéma ne s’étant pas du tout assagi malgré sa popularité croissante.

En 2002, il tourne The Coast Guard, l’histoire d’un soldat qui tire sur un civil par erreur. Un film s’inspirant de ses années passées dans l’armée coréenne. La même année, il est invité en France à l’Etrange Festival, qui propose une rétrospective de son œuvre déjà très riche. En 2003, il réalise Printemps, Été, Automne, Hiver Et Printemps, un film assez introspectif comme The Coast Guard. Boulimique de travail, le cinéaste décide de produire avec sa société de production Kim Ki-duk FILM son nouveau projet, Samaria, un film qu’il tourne en une dizaine de jours avec un budget modeste de 1 000 000 $US. Présenté au Festival de Berlin en 2004, Samaria obtient l’Ours d’Argent du Meilleur Réalisateur.

Depuis, Kim Ki-duk à réalisé le drame Adresse Inconnue ainsi que Locataires qui obtiendra le Lion d'Argent au 61e Festival De Venise et L'Arc, Time, Souffle et Dream.

En 2011, son film Arirang obtient le Prix Un Certain Regard lors du 64ème Festival International Du Film De Cannes 2011, l'année suivante, il décroche de nouveau un pris pour Pieta, Lion d'or du Meilleur Film lors du 69ème Festival International Du Cinéma De Venise 2012.

Bande annonce et vidéos (12 vidéos )

Galerie Photos ( 9 photos )

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Filmographie sélective : Kim Ki-duk ( 15 Films )

  • Pieta
    Arirang
    Dream
    Souffle
  • Time
    L'arc
    BAD GUY
    Locataires
  • Adresse inconnue
    Samaria
    The Coast Guard
    Printemps, été, automne, hiver et printemps
  • L’ILE

Filmographie complète : Kim Ki-duk

2013 - 
Moebius (Réalisateur)
2012 - 
Pieta (Réalisateur , Scénariste , Monteur)
2011 - 
Arirang (Réalisateur)
2008 - 
Dream (Réalisateur , Scénariste , Producteur Exécutif)
2007 - 
Souffle (Réalisateur , Acteur)
2006 - 
Time (Réalisateur)
2005 - 
L'Arc (Réalisateur)
2005 - 
Locataires (Réalisateur)
2005 - 
Adresse Inconnue (Réalisateur , Scénariste)
2004 - 
The Coast Guard (Réalisateur)
2004 - 
Samaria (Réalisateur , Monteur)
2004 - 
Printemps, Été, Automne, Hiver Et Printemps (Réalisateur , Scénariste , Acteur , Chef Monteur)
2001 - 
Bad Guy (Réalisateur)
2001 - 
L’ile (Réalisateur)
1964 - 
Barefooted Youth (Réalisateur)

Les avis sur le film Kim Ki-duk