Paul Greengrass est attiré par le cinéma le jour où il trouve une caméra Super-8 dans l’atelier artistique de son lycée. Il commence alors à réaliser de petits films d’horreurs avec de vieilles poupées... Il fait ses études universitaires à Cambridge, puis fit un passage à la Granada Television School. Il travaille alors pour la télévision, et se montre très intéressé par la situation de conflit en Irlande. Son premier film,
Resurrected (1989), gagne une récompense à Berlin.
Paul Greengrass réalise ensuite plusieurs films de fiction sur des thèmes très proches, très empreintes de problématiques sociales et politiques.
En 1998, il est remarqué grâce à
Envole Moi, une comédie dramatique avec Kenneth Brannagh. Il continue de s’intéresser au cas de l’Irlande avec
Bloody Sunday, qui relate ce tragique événement historique irlandais (une marche pacifique pour la paix entre catholiques et protestants dégénère et fait 13 morts).
Bloody Sunday gagne même l’
Ours d’Or à Berlin en 2002.
La licence "Jason Bourne" représente un cinéma certes plus commercial, mais c’est à lui et à son dynamisme que font appel les producteurs pour réaliser
La Mort Dans La Peau, deuxième volet des (més)aventures de Jason Bourne, avec Matt Damon dans le rôle principal et inspiré des livres de Robert Ludlum... Le film rencontre un franc succès public et critique. Pour autant,
Paul Greengrass ne met pas de côté ses premiers amours, puisqu'il continue dans la voie du cinéma politique en scénarisant et en produisant
Omagh, de Pete Travis, qui relate encore un drame irlandais dans la petite ville d'Omagh. Puis, en 2006, il s'attaque à un énorme sujet, très sensible, puisqu'il réalise
Vol 93, l'histoire d'un des avions concernés par les tragiques évènements du 11 Septembre 2001. Le film est même présenté à Cannes en sélection officielle en 2006.
En 2007,
Paul Greengrass revient avec le dernier (?) volet de la trilogie Jason Bourne
La Vengeance Dans La Peau, toujours avec Matt Damon dans le rôle-titre. Le film connaît lui aussi un grand succès, ce qui pousse le réalisateur (après moults rebondissements) a rempiler pour un quatrième volet. Mais en décembre 2009, il claque la porte des studios Universal... Et par la même, celle de Jason Bourne.