Philippe Muyl a toujours eu le goût du dessin et a quinze ans, il entreprend des études d’arts graphique. Il a exercé le métier de directeur artistique pour la publicité pendant quelques années, puis il s’est éloigné de la planche à dessin et est devenu directeur de la publicité du magazine
Pilote. De fil en aiguille il a commencé à rédiger des textes publicitaires et a travaillé comme concepteur rédacteur en free-lance pour les agences.
Dans les années 70, la nouveauté en matière de communication d’entreprise est au diaporama et au film institutionnel. L’audiovisuel a frappé à sa porte. Ce mode d’expression lui permet de faire la synthèse entre sa culture graphique et son savoir-faire rédactionnel. Il monte une société de production avec un ami et ils se lancent sur le marché. Ils ne sont pas très brillants ! Son associé décide d’aller s’installer au Brésil et il continue seul cette activité. Durant la quinzaine d’années qui a suivi, il réalise un grand nombre de films industriels.
Parallèlement, il est un véritable cinéphage. Il voit tous les films, les chefs d’oeuvre comme les nanars. Sa cinémathèque est autant le Grand Rex que le Palais de Chaillot. A force de voir des films, et riche de son expérience de réalisateur de commande, il se dit « pourquoi pas moi ? ». Il regarde comment sont construits les scénarii et il commence à en écrire. «
J’ai écrit une demi-douzaine d’histoires, sans succès. Pour ne rien arranger, je ne connaissais absolument personne dans le cinéma ».
Un jour, une amie lui donne un roman grec intitulé « Une jeune fille nue ». Il décide de l’adapter. Il écrit le scénario et cherche un producteur qu’il ne trouvera pas. Ayant obtenu l’avance sur recettes, il se dit qu’il ne va pas laisser filer cet argent et il décide de produire le film avec sa propre société. Un an après l’avoir terminé, il fini par trouver un petit distributeur. Le film est sorti le 16 janvier 1985 sur cinq copies. Il faisait moins 18° dans Paris et on pouvait faire du patin à glace sur les trottoirs. Il se retrouve avec 3 millions de francs de dettes, qu’il met huit ans à rembourser.
En 1993, il connaît son premier grand succès en portant à l'écran
Cuisine Et Dependances, la pièce de théâtre de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. En 1997, il continue dans le registre de la comédie en dirigeant un casting alléchant composé de José Garcia, Elie Semoun, Didier Bourdon, Ophélie Winter et Yolande Moreau, pour les besoins de
Tout Doit Disparaître. Dans un genre plus émouvant, il met en scène en 2002
Le Papillon, une histoire d'amitié entre un vieil homme collectionneur de papillons (Michel Serrault) et une fillette de huit ans (Claire Bouanich).
En 2008, Philippe Muyl réalise
Magique qui sera sur les écrans le 22 octobre et met en scène Marie Gillain, Cali et Antoine Duléry dans une comédie romantique, où un petit garçon veut redonner le sourire à sa mère en proposant à un cirque itinérant de s’installer dans la propriété familliale…