Ce colosse arménien fut d'abord un biologiste. Il devint l'un des compagnons de Robert Altman à Kansas City et, pendant un temps, son beau-frère.
Ils partagent ensemble les même passions pou la nourriture, la boisson, les femmes et le back-gammon. C'est même Altman qui fit débuter Sarafian à la télévision (« Cheyenne », « Batman », « Les mystères de l'Ouest », …)
Cette entente déboucha sur une brouille spectaculaire et définitive. Altman vint lui demander le scénario de
Andy, pour le remercier de l'avoir lancé dans le métier. Srafian refusa, voulant diriger le film lui-même et Altman ne lui parla plus jamais, et s'acharna contre lui.
Après avoir quitté la télévision, il fut le scénariste du dernier film tourné par Vera Balston,
The Man Who Died Twiced, un policier banal dirigé comme de bien entendu par Joe Kane, et d'un William Witney
The Cool And The Crazy, que Leonard Maltin considère comme l'équivalent pour les années cinquante de cette oeuvre culte qu'est
Refer Madness. Après avoir dirigé un petit western particulièrement obscur,
, Sarafian remporta un petit succès de prestige justement avec Andy qu'il produisit et écrivit, chronique tournant autour des avatars et des malheurs d'un attardé mental de 45 ans et se déroulant dans les milieux grecs et arméniens. Du coup, les Anglais lui confèrent une autre histoire d'handicapé, un muet cette fois mais beaucoup plus jeune. Le résultat de Run Wild, Run Freeest un conte pour enfants un peu mollasson et paresseux. Tpujours en Grande-Bretagne, Sarafian dirigea le décevant Fragment Of Fear dont les premières séquences sont intrigantes mais au scénario aux rebondissements bidons.
Les qualités diverses que l'on sentait dans les trois films ne nous avaient pas préparés à la surprise, voire même pour certains un choc, de Vanishing Point. Une fois encore Sarafian s'intéresse à un inadapté, un ancien du Viêt-Nam, ancien coureur automobile, ancien policier révoqué qui se prend lui-même au piège d'un pari stupide, relier Denver et San Francisco en moins de quinze heures.