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Considéré comme un véritable génie, il n’a fallu que quelques films à
Stanley Kubrick pour faire preuve de son talent incontestable. La plupart de ses travaux sont qualifiés de chefs-d’œuvre, tant dans le fond que dans la forme. Provocateur controversé, il était l’expert de la déshumanisation, sachant dévoiler subtilement le côté obscur de chaque être.
Stanley Kubrick est né à New York le 26 Juillet 1928. Durant son enfance, son père désespérait de voir son fils ne trouver d’intérêt en rien. Un jour, il le fait jouer aux échecs, et immédiatement l’un des futurs génies du XXème siècle se prit d’une passion pour le jeu, qui marquera toute sa vie cinématographique, aussi bien dans ses films que sur les plateaux de tournage où il s’en servait pour modérer le tempérament des acteurs difficiles.
À treize ans, son père lui offre un appareil photo. C’est peut-être l’un des moments les plus décisifs de sa vie puisqu’à partir de ce moment Stanley Kubrick se passionne pour cet art. Il parcourt New-York de long en large pour photographier la ville, et développe ses photos dans la chambre noire d’un de ses amis jusqu’au jour où il est publié par
Look Magazine qui l’engage comme apprenti photographe à 17 ans. Kubrick devient de plus en plus passionné de cinéma. En 1950, toutes ses économies passent dans son premier documentaire,
Day Of The Fight.
C’est le début de sa carrière de cinéaste. Son premier vrai film
Fear And Desire réalisé en 1953 lui met le pied à l'étrier, même s'il refusera toujours de le montrer au grand public, le considérant comme un essai sans suite. Il réalise ensuite
Le Baiser Du Tueur et
L'Ultime Razzia et finalement son premier grand succès,
Les Sentiers De La Gloire, avec Kirk Douglas. Suit très vite
Spartacus, dont il obtient la direction grâce à l’acteur. Mais le monde hollywoodien lui plaît de moins en moins, et sa vie personnelle le rend malheureux après deux mariages ratés. Il décide alors de s’installer définitivement en Angleterre.
En 1962, sort son premier film scandale : le sulfureux
Lolita, écrit en collaboration avec l’écrivain du roman, Vladimir Nabokov, de manière à éviter la censure qui pouvait à l’époque détruire entièrement un film. Suit
Docteur Folamour, un grand risque dans sa carrière, car à l’époque le nucléaire n’était pas encore matière à rire.
Le succès connu par ce dernier film permet à Kubrick d’enfin faire absolument ce qu’il veut et notamment, en 1968,
2001, L'Odyssée De L'Espace, un film instantanément culte, considéré comme la naissance du film de science-fiction moderne, qui en inspire encore plus d’un aujourd’hui.
En 1971 vient le temps de sa plus grosse provocation, un autre culte instantané,
Orange Mécanique, apologie du sexe et de la violence. Suivent d’autres chefs-d’œuvre :
Barry Lyndon en 1975 et
Shining en 1980, qui n’a pas plu à l’auteur du livre, Stephen King, mais qui a offert l’un de ses plus grands rôles à Jack Nicholson. Il tourne ensuite
Full Metal Jacket, une sorte de version noire et cynique de l’humaniste
Platoon.
Malgré le succès, il dut abandonner de nombreux projets en raison de la concurrence, notamment un film qui abordait le même sujet que
La Liste De Schindler de Steven Spielberg. Kubrick réalise enfin
Eyes Wide Shut, qu’il considère comme son meilleur film. Il a à peine le temps d'achever son film en 1999 qu’il décède soudainement de causes naturelles à l’âge de 71 ans. Il travaillait depuis plusieurs années à un projet de film sur
Napoléon ainsi qu'à une adaptation de
Les Supertoys durent tout l'été de Brian Aldiss qui - repris par son ami Steven Speilberg - deviendra
A.i. Intelligence Artificielle.