Né le 4 juillet 1981 à Belfort,
Tahar Rahim débute sa carrière par la voie universitaire. Il intègre ainsi une licence de cinéma à l'Université Paul Valéry de Montpellier. Son statut d'étudiant lui ouvre la première porte. Cyril Mennegun l'engage pour participer à un docu-fiction majoritairement autobiographique intitulé
Tahar, l'étudiant. Le film est ensuite présenté dans de nombreux festivals et devient lauréat des étoiles de la Scam.
Déterminé à poursuivre ce chemin, le jeune homme s'inscrit au Laboratoire de l'acteur, atelier créé par Hélène Zidi-Chéruy. Il obtient son premier rôle au cinéma sous les traits d'un policier municipal dans le film d'horreur
A L'Intérieur d'Alexandre Bustillo et Julien Maury.
Mais c'est l'année suivante, dans un rôle totalement différent, que
Tahar Rahim commence à se faire reconnaître auprès de la profession. Il prête ses traits à Yazid Fikry, une petite frappe de cité, dans la série
La Commune diffusée en 2007 sur Canal+.
Plongée fantasmée et sans concession dans le monde de la banlieue,
La Commune remporte l'adhésion critique, qui bénéficie avant tout à son scénariste, Abdel Raouf Dafri. Ce dernier signe l'intrigue du diptyque sur le gangster Jacques Mesrine réalisé par Jean-François Richet puis
Un Prophète qui intéresse Jacques Audiard après le succès de
De Battre Mon Cœur S'Est Arrêté.
Heureux hasard ou retour d'ascenseur, toujours est-il que
Tahar Rahim retrouve l'univers violent d'Abdel Raouf Dafri dans le film. L'acteur prête ses traits à Malik El Djebna, un orphelin d'origine maghrébine qui gravit les échelons du crime organisé grâce à la protection de la mafia corse et d'un imam.
Hors du cinéma,
Tahar Rahim est aussi monté sur les planches entre novembre 2007 et mars 2008. Hélène Zidi-Chéruy l'a dirigé dans la comédie Libres sont les papillons de Leonard Gersh où il campait un jeune homme aveugle face à Lola Zidi.
En 2009, c'est donc la consécration pour
Tahar Rahim avec son interprétation dans
Un Prophète, couronné par les César du Meilleur acteur et du Meilleur espoir masculin. L'année suivante, on retrouve le jeune comédien dans le drame historique de Kevin Macdonald,
L'Aigle De La Neuvième Légion avant que celui-ci ne tourne pour Ismaël Ferroukhi dans le biopic
Les Hommes Libres.
En 2011,
Tahar Rahim prouve ses talents de dramaturge à travers le film éprouvant de Lou Ye,
Love And Bruises. La même année, on le découvre dans un tout autre genre dans le film épique de Jean-jacques Annaud,
Or Noir, aux côtés d'un casting prestigieux composé de Freida Pinto, Mark Strong et Antonio Banderas.