Hostiles
Genres : Western, Drame - Durée : 2h14 mn
Sortie en salles le 14 Mars 2018
Presse
Spectateurs

13 Photos de Hostiles

photo 1/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 2/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 3/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 4/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 5/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 6/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 7/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 8/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 9/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 10/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 11/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 12/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
photo 13/13 - Hostiles - © Metropolitan Filmexport
Exprimez-vous
J'aurais adoré adorer "Hostiles". Les plans sont superbes, c'est un fait. La violence transpire le réalisme; c'est tout bonnement impitoyable. Dès le début du métrage; çà frappe fort et laisse des traces. Christian Bale et ses soldats sont épatants, sobres, et leur jeu est immersif. Le point faible réside dans la mauvaise écriture des rôles d'indiens. "Yellow Hawk" incarné par le fabuleux Wes Studi, est le cliché même de l'indien au cinéma perçu par l'occident en quête d'exotisme : noble, parfaitement maquillé (si ! si !), stoïque, débitant des répliques du genre : "moi être indien guerrier, vaillant, etc". Les personnages incarnés par Q'Orianka Kilcher et Adam Beach ne sont pas en reste non plus; ils existent à peine à l'écran. Leurs balbutiements avec les rôles occidentaux ne vont pas dans la direction de la crédibilité. Pour avoir fréquenté des amérindiens, et à la lecture de véritables pépites littéraires sur le sujet (à lire " De Mémoire Indienne" et "Le Cercle Sacré"); il manque à ces rôles l'authenticité requise. Il faut savoir par exemple que les indiens ont beaucoup d'humour; je dirais même un humour à froid, non-sensique et tranchant. Il est plus que probable que cet humour existait à l'époque des faits. Il y aussi une lucidité aiguisée chez eux, dans la manière de formuler, de pense, de faire, de vivre. Il n'y a rien de tout cela dans ce film.

Globalement, il manque dans "Hostiles" un recul, une respiration pour tous les personnages. A force d'être dans la flamboyance et dans l'impitoyable à tout prix, le récit et les personnages perdent de l'authenticité.

Revoir par exemple "Little Big Man" pour bien cerner la notion d'authenticité et de recul, même dans les pires moments (Le massacre de Wounded Knee).
0 0 Commenter
le 17 mars 2018 à 12:15
Remonter