Quand, à l'automne 1997, la série ALLY MCBEAL fait son apparition ur la chaîne de télévision outre-Atlantique Fox TV, il ne faut pas plus d'un mois pour qu'elle accède au rang de série star avec près de 18 millions de téléspectateurs assidus. Et il ne lui faut pas plus de quatre mois pour être récompensée des Golden Globes de la Meilleure Comédie et de la Meilleure Actrice de Comédie (pour
Calista Flockhart).
Le "papa" d'Ally, le producteur
David E. Kelley, n'en d'ailleurs pas à son coup d'essai. Ancien étudiant en droit, l'homme a également produit d'autres séries TV dédiées au monde des avocats telle que The Practice ou La Loi De Los Angeles. L'énorme succès d'ALLY MCBEAL s'explique, entre autres, par son incroyable ingéniosité visuelle. En effet, jouant constamment sur les pensées de son héroïne, la série s'offre une visualisation burlesque (appuyée par une utilisation aussi discrète qu'inventive de la technique du morphing) des névroses morbides, lubriques et hilarantes de la petite avocate.
Mais ALLY MCBEAL, c'est aussi une réelle spontanéité et des dialogues savoureux. Une fraîcheur capable de déclencher l'hilarité sans avoir recours sempiternels rires pré-enregistrés. Quant aux "intrigues" proprement dites, elles sont prétextes à égratigner savoureusement les travers de la société américaine et, par la même occasion, un système judiciaire pas toujours irréprochable.
C'est ainsi que l'univers d'Ally rafle une multitude de récompenses dont l'ASCAP Film and Television Music Awards, l'American Comedy Awards, le British Academy Awards. Très vite, Ally et sa bande d'avocats traversent l'Atlantique et débarquent en France.
L'hexagone réserve le même accueil chaleureux à la série de Kelley puisque plus de 3 millions de téléspectateurs la suivent assidûment chaque semaine. La presse suit le mouvement et célèbre régulièrement la petite avocate.