MINDHUNTER : on a vu la série Netflix de David Fincher et on est accros

mardi 10 octobre 2017 - 11:41 | Serie
Depuis son annonce il y a quelques mois, la série MINDHUNTER est attendue fébrilement par de nombreux spectateurs à travers le monde, curieux de découvrir le nouveau projet de David Fincher qui revient aux séries Netflix, quatre ans après avoir produit House Of Cards. Alors que les dix épisodes sont attendus sur la plateforme de streaming vendredi 13 octobre, nous avons pu visionner les deux premiers, et on vous livre en exclusivité notre avis.



Annoncée en décembre 2015, MINDHUNTER se base sur le livre Mind Hunter : Inside the FBI’s Elite Serial Crime Unit de John Douglas et Mark Olshanker qui retrace le parcours d’agents du FBI spécialisés dans la psychologie des serial killers. En plus de produire la série aux côtés de Charlize Theron, David Fincher a également réalisé quatre épisodes, dont les deux premiers que nous avons pu visionner.

JE CROIS QUE NOUS AVONS AFFAIRE À UN SERIAL KILLER

Après Seven et Zodiac, David Fincher renoue donc avec les histoires de serial killers, pour notre plus grand plaisir.

Le pilote d’une heure pose les bases de la série et prend le temps de nous présenter ses personnages principaux : Holden Ford (Jonathan Groff) et Bill Tench (Holt Mccallany). Le premier est une jeune recrue du FBI passionnée par la psychologie des criminels tandis que le deuxième est un agent plus chevronné. Ces deux personnages incarnent les véritables agents du FBI Robert K. Ressler et Jonathan Douglas (co-auteur du livre dont est tirée la série) qui font partie des premiers profilers de l’histoire et qui ont popularisé le mot serial killer.



On vous le dit tout de go : si vous êtes passionnés par les histoires sordides de tueurs en série et que ces individus vous fascinent, vous avez trouvé la série de votre vie.

MINDHUNTER se déroule dans les années 1970 aux États-Unis et remonte ainsi aux prémices du métier de profiler, à savoir ces agents capables de dresser le portrait psychologique d’un criminel pour mieux le traquer. La force de la série réside dans le fait qu’elle s’attarde aussi bien sur la psychologie de ces tueurs que sur celles des agents du FBI, et en particulier sur celle de Holden, la jeune recrue, personnage aux multiples facettes, brillamment interprété par Jonathan Groff (Glee, Looking)

Si les trois quarts du premier épisode s’attardent sur le parcours d’Holden, on entre bien vite dans le vif du sujet avec l’arrivée à l’écran du premier tueur en série : Ed Kemper, interprété par Cameron Britton. Et c’est précisément à partir de là que l’on devient accro à la série.

Son nom vous est peut-être inconnu mais Ed Kemper fait partie des plus célèbres serial killers des États-Unis. Avec 10 meurtres à son actif, dont ceux de ses grands-parents et de sa mère, Edmund Kemper aurait en partie inspiré le personnage d’Hannibal Lecter du film Le Silence Des Agneaux.



D’ailleurs, dès le deuxième épisode, on pense beaucoup au film de Jonathan Demme. La relation fascinante qui s’installe entre Kemper et Holden, n’est pas sans nous rappeler celle de Clarice (Jodie Foster) et d’Hannibal Lecter (Anthony Hopkins). Au fil de leurs rendez-vous, la personnalité de Kemper se révèle aussi sordide que passionnante et leurs échanges demeurent savoureux. Les questions philosophiques qui entourent ces rencontres sont très intéressantes et semblent donner le ton de la série. La classique confrontation du bien et du mal s’efface ici pour laisser place à un débat plus vaste quant à l’humanité et à la façon de maintenir ces individus dans la société. En somme, une matière bénie pour David Fincher, qui prend plaisir à décortiquer les personnalités complexes des protagonistes.

En parallèle de ces entretiens menés avec Kemper, les deux agents enquêtent également sur une affaire sordide qu’ils espèrent pouvoir résoudre en s’appuyant sur leur travail de recherche, qu’ils mènent au contact des tueurs en série. Cette affaire qui servira de fil rouge à la série permet de donner du liant à l’ensemble.

Au terme de ce deuxième épisode de 55 minutes, la frustration de ne pas pouvoir poursuivre est grande, surtout en apprenant que les deux profilers vont tenter d’entrer en contact avec le tristement célèbre Charles Manson pour l’interroger sur ses crimes.



En conclusion, nous pouvons dire que MINDHUNTER a largement dépassé nos espérances. Au-delà du fait qu’il est passionnant de découvrir la naissance du métier de profiler rendu célèbre par des programmes comme Esprits Criminels, on apprécie que la série soulève des enjeux philosophiques majeurs, quant à la place des tueurs en série dans notre société.

Tous les épisodes de MINDHUNTER seront disponibles vendredi 13 octobre sur Netflix et on a déjà hâte de pouvoir les binge watcher !



Chloé Valmary (10 octobre 2017)

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