The Punisher : la série arrive demain sur Netflix et on a rencontré l’équipe !

jeudi 16 novembre 2017 - 18:29 | Serie
Après avoir décidé de décaler sa sortie de quelques semaines suite à la dramatique fusillade de Las Vegas, Netflix dévoilera enfin demain sa très attendue série The Punisher, dernière collaboration en date entre le géant du streaming et l’écurie Marvel. À l’occasion de leur venue en France, nous avons pu nous entretenir avec l'acteur Jon Bernthal et le showrunner Steve Lightfoot.



The Punisher se déroule peu de temps après les événements survenus dans la deuxième saison de Daredevil. Après s'être vengé de ceux qui avaient causé la mort de sa femme et de ses enfants, Frank Castle (Jon Bernthal) découvre un complot dont les ramifications s'étendent au-delà de la pègre new-yorkaise. Désormais connu sous le nom de Punisher, il veut faire éclater la vérité sur les injustices qui continuent à faire des victimes.

Dans ces nouveaux épisodes, qui se concentrent plus sur l’aspect humain du personnage, on retrouve un Frank Castle torturé, usé, et affaibli, toujours hanté par la mort de sa famille et ses souvenirs de guerre. Si le parti pris d’axer la série sur le côté humain du Punisher peut surprendre au début, on se laisse cueillir par l’extrême sensibilité dégagée par Jon Bernthal, et son parcours d’homme brisé.



Entretien avec Jon Bernthal et Steve Lightfoot

Appréhendez-vous la réaction des fans de Marvel ?

Steve Lightfoot : Il y a forcément toujours un peu de pression lorsque l’on s’attaque à une figure emblématique et bien connue des fans. J’ai eu de la chance que le personnage soit d’abord exploité dans la saison 2 de Daredevil, ça m’a permis de trouver une direction. J’avais vraiment envie d’honorer ce personnage, et de lui offrir une série à la hauteur. Je n’avais pas vraiment pensé à la réaction des fans pendant l’écriture, mais j’y pense maintenant et j’ai peur ! (Rires)

Jon, est-ce que ça a été beaucoup de pression pour vous d’être au premier plan cette fois-ci ?

Jon Bernthal : Oui bien sûr ! J’avais déjà la pression la dernière fois, et j’ai pris tout ça très au sérieux, et fait très attention à respecter les fans des comics et les militaires. C’était très important pour moi car cette histoire leur appartient. Comme l’a dit Steve, c’est maintenant que c’est difficile, d’attendre sans savoir ce que les gens vont penser de la série. J’ai vraiment envie que le public soit touché par la série. Frank Castle est un personnage très cher à mon coeur et je trouve que Steve a vraiment fait du bon boulot.

Il y a des scènes d’une grande violence. Ont-elle été compliquées à tourner ?

Jon Bernthal : Non, pas à mon sens car la violence n’est pas gratuite, elle est une conséquence. Il n’y a rien de « gore » dans la série, toute la violence est justifiée, rien n’arrive gratuitement. Ça n’est pas comme dans beaucoup de films aujourd’hui où il s’agit juste d’une surenchère de violence. C’est aussi un exutoire pour Frank, il est accro à la violence, ça lui permet d’exorciser ses démons.

Le personnage est très différent de là où on l’avait laissé à la fin de la saison 2 de Daredevil.

Steve Lightfoot : J’avais envie de repartir sur de nouvelles bases, pour vraiment explorer le personnage en profondeur. Dans Daredevil, Frank Castle a des ennemis bien définis, mais moi je voulais traiter de son pire démon : lui-même. C’était ça le point de départ.

Jon Bernthal : Dans la saison 2 de Daredevil, Frank veut se venger, il a une mission bien définie, un but. Mais c’est ce qui se passe après qui est intéressant : le vide, le silence, les cauchemars. Je me suis beaucoup reconnu dans ce personnage. J’ai le sentiment que pour lui, la vraie guerre débute après qu’il ait tué son dernier ennemi.

Pensez-vous déjà à la saison 2 ?

Steve Lightfoot : Oui, constamment ! (Rires)
J’adorerais faire une deuxième saison. Si la série a du succès, on le fera.

The Punisher sera disponible le 17 novembre sur Netflix



Chloé Valmary (16 novembre 2017)

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