89 salariés des studios Disney de Montreuil sur la corde raide...

Les 89 salariés des studios Disney de Montreuil (Seine-Saint-Denis) sont sur la corde raide. Ils seront licenciés à la fin du mois, suite à la fermeture du site. Ils continuent cependant à négocier avec la direction. Ils réclament une «formation suffisante pour rebondir sur le marché de l’emploi en France, et des indemnités correctes». Leur renvoi leur avait été annoncé en juin. Vendredi 12 septembre, les employés de la firme ont manifesté. Selon eux, cette mobilisation commence à porter ses fruits.

Jean-Luc Ballester, délégué du syndicat national des techniciens et travailleurs de la production cinématographique et de télévision (SNTPCT), affirme que la direction est prête à assouplir ses positions mais que «la décision de fermer le studio est irrévocable». Certains salariés recherchent quand même des partenaires ou producteurs pour monter une structure indépendante. Les concurrents restent perplexes devant cette ébauche de solution. La filiale Disney de Montreuil serait d’une très haute qualité mais inappropriée à la situation de l’animation en France. Depuis son rachat aux frères Brizzi en 1989, le mode de fonctionnement de la société a été calqué sur celui des entreprises américaines, se mettant en marge du marché français.

Pour sa part, Disney Europe a admis que le secteur était en crise. Un milliers de personnes ont été renvoyées aux Etats-Unis. Les studios d’animation préfèreraient délocaliser la réalisation des films en Asie, en préservant seulement le côté créatif dans les pays où la main d’œuvre est chère. En ce qui concerne Montreuil, la direction estime avoir proposé de nombreux reclassements. 18 mois auraient été consacrés à la recherche, infructueuse, d’un acquéreur. Une dernière réunion cruciale doit se tenir le 23 septembre.

M.C.M. (16 septembre 2003)

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