8ème jour de festival, la fatigue guette… Films ennuyeux : gare à vous !!!

Mercredi 23 mai. Une semaine de festival dans les pattes… Les paupières sont lourdes, les pieds gonflés par des ampoules mal soignées (on vous épargne la photo !), 35 heures de sommeil en retard, la pêche des premiers jours a disparu, mais qu’importe, le plaisir de voir des films, des stars et, tout simplement, d’être là, est lui toujours présent, intact.
Quoique, ça dépend des œuvres. Présenter un film en noir et blanc, très minimaliste, avec peu de dialogues, de nombreux plans très, très longs, parfois fixes, parfois noirs, en ce septième jour de festival était plutôt risqué ! De quoi rattraper deux heures de notre précieux sommeil en retard me direz-vous… vu comme ça, on peut remercier le réalisateur hongrois Béla Tarr pour son film L'Homme De Londres, présenté aujourd’hui en compétition officielle. Autrement, il faut être adepte d’un cinéma très contemplatif, où la recherche formelle prime malheureusement trop sur l’intérêt scénaristique. Une manière comme une autre de porter à l’écran l’ouvrage de Georges Simenon. Visiblement, le fils de l’écrivain, John Simenon, est conquis : « (…) malgré des difficultés inouïes rencontrées pendant le tournage, [ Béla Trarr ] réussit dans un exercice de style brillant, âpre et difficile, qui m’a profondément touché » Disons que ma sensibilité est différente, et que le film m’a plus ennuyée que touchée.
Les longues scènes sans dialogue nous obligent à nous attarder sur l’esthétique. Et en effet, force est de constater que le film recèle une très belle lumière & saluons le magnifique travail du chef opérateur.
Mais malheureusement, une sublime photo noir et blanc, c’est plaisant à regarder certes, mais pendant plus de deux heures, c’est long, très long…

Amélie Chauvet (Cannes, le 23 mai 2007)

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