À mi-parcours, le Festival de Cannes a déjà des envies de Palme

mardi 21 mai 2013 - 12:51 | Showbizz
À mi-parcours, une comédie des Frères Coen, un pamphlet chinois contre la corruption et un drame familial étouffant étaient en tête des pronostics pour la Palme d'or du 66e Festival de Cannes qui sera remise dimanche.

À mi-parcours, le Festival de Cannes a déjà des envies de Palme


Mardi matin, après dix films présentés en compétition sur vingt, le film des Frères Coen Inside Llewyn Davis, sur les tribulations d'un chanteur de folk dans le Greenwich Village d'avant Bob Dylan, était en tête des oeuvres les plus appréciées par les critiques internationaux interrogés par le magazine professionnel Screen.
Le New York Times et la bible de l'industrie du cinéma Variety soulignaient "l'originalité" ou "la forte émotion" dégagée par ce film réalisé par Joel et Ethan Coen, Palme d'or à Cannes en 1991 pour Barton Fink.

Les critiques français réunis par Le Film Français préféraient Le Passé de l'Iranien Asghar Farhadi, oscarisé pour Une Séparation et qui a cette fois tourné en France un drame familial entre divorce et familles recomposées.

Le Chinois Zia Zhangke se plaçait dans les deux cas en embuscade avec l'impressionnant A Touch Of Sin, fresque épique et sombre sur une Chine en plein développement économique, mais à quel prix pour les sans-grade, humiliés par des fonctionnaires corrompus. Le quotidien britannique The Guardian a comparé le cinéaste aux maîtres de la violence au cinéma comme l'Américain Quentin Tarantino et l'Italien Sergio Leone, assurant que le spectateur se prenait "une claque sidérante de la part d'un cinéaste précédemment très lisse".

Venaient ensuite dans un mouchoir de poche le Japonais Tel Père, Tel Fils de Hirokazu Kore-eda, Jeune Et Jolie du Français François Ozon ou Borgman du Néerlandais Alex Van Warmerdam.

"Bon niveau"

Pour Stuart Kemp, du magazine spécialisé Hollywood Reporter, "aucun des films présentés n'était de mauvaise qualité, mais aucun non plus n'était particulièrement remarquable".
Bruno Cras, critique de cinéma sur Europe 1, parle d'un "bon niveau" pour la compétition 2013. "À la moitié du festival, il y a déjà quatre ou cinq films dignes d'être au palmarès à un titre ou un autre, ce n'est déjà pas si mal", a-t-il confié à l'AFP.
Quant au critique et historien du cinéma français Jean-michel Frodon, il estime que le niveau est "incontestablement bon avec une plus grande diversité de styles de films que d'origines de films", allusion à la domination américaine et française dans les productions.
Comme Bruno Cras, Jean-michel Frodon place en tête Jimmy P. d'Arnaud Desplechin qu'il qualifie d'"oeuvre majeure" alors que l'accueil chaleureux réservé au film Le Passé relève selon lui de "l'hallucination collective".

"Qu'une sélection très attendue comme celle-là ne déçoive pas est déjà une très belle nouvelle", juge à mi-parcours le délégué général du festival Thierry Frémaux, interrogé par l'AFP.
"L'impatience était importante et les notes sont plus élevées qu'à l'accoutumée", relève-t-il.

=> Toutes les infos sur le 66ème Festival International du film de Cannes

(21 Mai 2013 - Relax News)



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