C’est le documentaire de
Martin Scorsese sur les Rolling Stones,
Shine A Light qui a brillamment ouvert le 58e festival international du film de Berlin, hier soir.
Martin Scorsese fait l’unanimité depuis longtemps auprès des cinéphiles et ce fut encore le cas hier avec la projection de son nouveau bijou
Shine A Light. Avec ce documentaire, le réalisateur a rendu la pareille aux Rolling Stones qu’il a si souvent utilisé dans ses bandes son (
Mean Streets,
Les Affranchis,
Les Infiltrés). 16 caméras, 2 concerts et 150 km de pellicule ont été les ingrédients de ce film, un perfectionnisme à la
Howard Hughes, le nabab d’Hollywood, dont il faisait le portrait dans
Aviator. En tout cas, on peut dire que ce n’est pas en vain vu l’ambiance qu’il règne à Berlin.
Une petite déception pour accompagner ce démarrage sur les chapeaux de roue, c’est l’absence de
Sandrine Bonnaire et
Suzanne Bier, dans le jury présidé par
Costa-gavras. L’actrice française désormais réalisatrice (son documentaire
Elle S'Appelle Sabine, acclamé par la critique) a dû annuler sa venue pour des raisons familiales alors que
Suzanne Bier (réalisatrice de
Nos Souvenirs Brûlés en salles en ce moment même) connaît des difficultés dans la préparation de son prochain film.
Les films en compétition sont plus qu’alléchants.
There Will Be Blood, l’épopée de
Paul Thomas Anderson,
Elegy, le nouveau film d’
Isabel Coixet adapté d’un roman de
Philip Roth ou
Sparrow venant du surdoué
Johnnie To. Côté français, nous ne sommes pas en reste avec les présences de
Philippe Claudel (
Il Y A Longtemps Que Je T’aime) ,
Erick Zonca (
Julia) et
Robert Guédiguian (
Lady Jane).
S.C.
(8 février 2008 - Avec AFP)Sélection d'articles sur le même thème :