Bertrand Cantat conscient de sa culpabilité

« Il ne fuit aucunement ses responsabilités.» Il, c’est Bertrand Cantat, et ses responsabilités, c’est la mort de Marie Trintignant. L’avocat du chanteur de Noir Désir, Me Olivier Metzner a aussi indiqué que son client reconnaissait avoir frappé plusieurs fois l’actrice dans la nuit du 26 au 27 juillet.

Selon le magistrat, le soir des faits, le couple consomme de l’alcool mais pas de stupéfiants. Une fois rentrée à l’hôtel Domina Plaza, la comédienne devient hystérique. Elle cogne un premier coup. Cantat sort alors de ses gonds et lui assène plusieurs gifles violentes. Cette description des évènements semble correspondre aux expertises et à l’autopsie.

La famille Trintignant s’est dite choquée par la version du chanteur. «Dénoncer l’hystérie des femmes que l’on frappe est hélas un système de défense tout à fait classique chez les machistes » a déclaré à l’AFP Me Kiejman, l’avocat des parents de l’actrice.

D’autre part, la justice lituanienne est bel et bien déterminée à juger Bertrand Cantat à Vilnius. Il a quand même été mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et non-assistance à personne en danger par le juge d’instruction française Nathalie Turquey. Cette dernière, accompagnée de deux inspecteurs de la brigade criminelle, s’est rendue la semaine dernière en Lituanie afin de prendre connaissance du dossier et d’assister à l’audition du chanteur.

Marie Trintignant s’est éteinte le 1er août à Paris. À Vilnius, sous la direction de sa mère, elle tournait un téléfilm sur la vie de l’écrivain Colette.

M.C.M. (25 août 2003)

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