Bollywood s'exporte

Si le cinéma indien a du mal à s'exporter dans les salles occidentales, il fait de nombreux efforts pour faire voyager ses productions hors de ses frontières. Pour promouvoir leur art, les professionnels ont plein d'astuces. Ainsi, tous les ans, la cérémonie des Oscars indiens se déroule dans un pays différent, le 11 juin dernier, c'était à Amsterdam. Les Films s'occidentalisent de plus en plus et beaucoup de tournage se font à l'étranger. Il n'est pas rare de voir chants et chorégraphies indous dans les verts pâturages suisses ou devant les Pyramides de Gizeh. Par exemple, arrivé le jour de la fête de la musique, le producteur indien Vashu Bhagnani a installé, pour la deuxième fois, ses caméras à Lyon pour tourner sa nouvelle comédie musicale, SHAADI NUMBER 1.
Depuis 2001, Lagaan, mélodrame passionnel et historique de 3h40, Oscar du meilleur film étranger, le cinéma indou a le vent en poupe. Effet de mode, vraie découverture ou ouverture des deux cultures, on parle de plus en plus de Bollywood et de ces fresques colorées d'amours impossibles. Le 7ème art indou intrigue et attire de plus en plus de monde dans des salles où résonnent plus souvent les mélopées hindi. Les long-métrages à la sauce curie sortent au pays de la béchamel tel Swades, Shakti, Mangala Fille Des Indes, et Veer-zaara (sortie novembre 2005). Plus de 900 productions par an (soit plus que les Etats-Unis et la France réunis), des comédies musicales gentiment kitchissime de près de 3 heures et des acteurs élevés au rang de dieu vivant tel que Shah Rukh Khan, l'interprète de Mohan Bhargava dans Swades, voilà de quoi impressionner les occidentaux.
Mais n'oublions pas que le cinéma indien existait avant Aishwarya Rai, nouvelle égérie de L'Oreal, actrice ex miss monde, et son Coup De Foudre À Bollywood (sortie DVD le 29 juin). En 1958, Mother India drame familial tout en chanson était le premier film a sortir du pays de Gandhi et a remporté de nombreux prix internationaux dont l'oscar du meilleur film étranger. D'autres ont suivi : Salaan Bombay, One Dollar Curry ou encore Devdas, présenté en sélection officielle à Cannes 2002.
À voir les regards curieux et surpris des lyonnais, devant les saris, sourires, déhanchements et chants hindis présent sur les bords du Rhône, de beaux jours semblent attendre le 7ème art hindi en France. Finalement quand Bollywood, plus gros producteur de films rencontre la ville des frères Lumière, c'est une belle histoire qui continue entre deux peuples pas si différents.

S.R (Le 23 juin 2005 - avec l'AFP)

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