Cannes rend hommage à Toscan du Plantier et Pialat

Hier, les grands représentants du cinéma français se sont réunis pour un dernier hommage à Maurice Pialat et Daniel Toscan du Plantier, tous deux disparus en début d'année.

Une partie de la famille du cinéma français s'est rendue au théatre Debussy afin d'honorer la mémoire du réalisateur du film Sous Le Soleil De Satan et de son producteur. Lors de la montée des marches, l'on pouvait apercevoir les acteurs fétiches des deux hommes en tête du cortège tels que Gérard Depardieu, accompagné d'Antoine et de Sylvie Pialat, Sandrine Bonnaire et Isabelle Huppert. Mélita Toscan du Plantier, la veuve du producteur, était quant à elle aux côtés du ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon. D'autres invités de marque pouvaient se côtoyer lors de cette soirée dans la salle comble du théâtre comme Nicole Garcia, Patrice Chéreau, Philippe Noiret, Jean Rochefort, Vincent Perez, Claude Lelouch, Jean Becker, Brigitte Fossey, Charles Berling ou Gilles Jacob, le président du Festival.
Avant de projeter le documentaire hommage qu'il a monté, celui-ci a demandé à ce que les disparus ne soient pas "enfermés dans un respect sépulcral et convenu, et de comparer les deux personnalités : Maurice est mort de la tristesse de ne plus tourner, et Daniel d'épuisement. Maurice pouvait être rugueux mais l'artiste était immense. Daniel, homme aimable, n'avait pas son pareil pour se faire aimer et obtenir ce qu'il voulait".
Le documentaire, réunissant des images d'archives, évoquait quelques moments forts de leur carrière comme le coup de gueule de Pialat contre le public du palais cannois qui sifflait sa palme d'or. "Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus" lui avait-il rétorqué. Cette projection a été suivie par celle de Sous Le Soleil De Satan.

A l'instar de ce long-métrage, qui avait par ailleurs obtenu la palme d'or à Cannes en 1987, Toscan du Plantier et Pialat avaient collaboré sur trois autres films : Loulou, A Nos Amours et Van Gogh.

V.B. avec AFP (19 mai 2003)

Vos avis sur cette actu

Exprimez-vous
Remonter