'Children of men' : une musique belle à pleurer…

En 2027, l’Humanité est une espèce en voie de disparition car depuis longtemps, il n’y a plus aucune nouvelle naissance. A partir de cette idée terrible (et du livre de P.D. James), Alfonso Cuaron a réalisé Les Fils De L'Homme. Si une maestria visuelle était clairement remarquable, la bande-originale y est pour beaucoup dans l’ambiance du film. Le disque est enfin disponible, et c’est une merveille !

« Le futur est une chose du passé », disait un slogan du film. Pour accompagner sa vision de l’Angleterre de 2027, on ne trouve pas de musique techno ou metal mais plutôt du classique. En effet, Alfonso Cuaron a choisi des musiques des années 70 à nos jours. Dans le film, on entendait quelques airs pop (comme une reprise de "Ruby Tuesday" des Rolling Stones), mais ce disque - qui dure plus de 70 minutes ! – ne comporte que des musiques classiques au couleur des émotions du film. Six titres sur neuf ont été composés par John Tavener. Il s’est fait connaître surtout pour ses morceaux de musique inspirés à la fois de spiritualité et de mysticisme. Rien que les deux premiers titres "Fragments of a prayer" et "Eternity’s sunrise" (15 et 10 minutes) nous amènent vers le divin et le zen. Des violons sont source de tension et de tristesse tandis qu’une voix de cantatrice lyrique fait naître autant la mélancolie que la sérénité.
Ensuite d’autres morceaux classiques se suivent ! Handel amène du lyrisme avec un peu de clavecin, Mahler suit avec un chanteur d’opéra. Penderecki, quant à lui, s’inspire d’Hiroshima et ses dissonances cacophoniques illustrent bien le chaos du film. Puis le disque revient à quatre autres compositions de John Tavener. Le titre "The lamb" (de 3 minutes 20), en particulier, est un petit bijou de musique peace.

Un disque avec lequel on pourra aussi bien pleurer doucement que planer en se reposant, ou rêvasser tranquillement au futur de 2027…

Children of men, musique composée par John Tavener, et autres.
Bande-Originale du Film Les Fils De L'Homme, Label : Varèse Sarabande.

Christophe Maulavé (17 novembre 2006)

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