Des Liaisons Dangereuses molles du genou

1835. Vellini aime Ryno qui aime Hermangarde, mais aussi Vellini. Une manipulatrice, un Don Juan et une jeune fille innocente… Ca ne vous rappelle rien ? Les Liaisons Dangereuses pardi ! En voilà un point de départ intéressant adapté du méconnu roman de Jules Barbey d'Aurevilly.
Aller viens, on est fou, on fonce voir ce qui promet d'être une savoureuse guerres des sexes, des mœurs et de pouvoir.

Ah ben non en fait. Visiblement, Catherine Breillat ne s'est pas levée du même pied que nous ce matin puisqu'elle nous sert une « romance » mollassonne, tantôt surjouée (on s'inquiète pour la mâchoire d'Asia Argento), tantôt transparente… et surtout, franchement mal filmée. On est à mi-chemin entre réalisme cru (pas mal) et téléfilm pas terrible. Le tout jure tant il regorge de dissonances : préciosité du langage décalé par rapport au jeu des acteurs ; à peu près de l'image, etc. Sulfureux ? Certainement pas. ? Tout est long, froid et sans surprise.

Vous nous trouvez méchants ? Vous n'avez pourtant pas entendu les rires sarcastiques qui se sont joyeusement faits entendre pendant la projection.
A vouloir être plus « accessible » et « populaire », Catherine Breillat a perdu de son mordant qui - qu'on aime ou pas - valait bien mieux que cette soupe froide.

Eléonore Guerra, Cannes le 25 Mai 2007

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