Dreamworks, coté à la Bourse de Wall Street

La fillière animation des Studios Dreamworks est entrée en bourse à Wall Street jeudi 28 octobre, après des négociations qui avait démarré en juillet 2004. Un pas de plus dans le monde des géants du cinéma qui marque le couronnement d’une série de succès depuis dix ans. Les premiers films d’animation en deux dimensions ont eu du mal à faire face à ceux de Disney. Le Prince D'Egypte, Spirit ou La Route De L'Eldorado n’ont pas battu les production de Mickey. C’est l’animation en 3D qui marque un tournant avec l’arrivée du dégoûtant mais sympathique ogre vert Shrek.

Le succès des dernières productions, garantes de la rentabilité des studios

On est à présent bien loin des échecs relatifs de Dreamworks en 2D. Shrek 2 et Gang De Requins ont montré leur rentabilité. Les banques Goldman Sachs et JP Morgan, qui ont piloté l’introduction, ont ainsi approuvé l’entrée des studios animation à Wall Street. Le prix de l’action a été fixé à 28 dollars. Dans la journée, il a augmenté de 40% et a atteint 38,75 dollars. La capitalisation boursière totale, évaluée à 3 milliards de dollars avec le prix d’introduction s’est ainsi renchéri de plus d’un milliard de dollars en quelques heures.

La société a rempli son contrat d’après les investisseurs. Ces gains devraient se poursuivre avec la sortie en DVD de Shrek 2 en pleine période de Noël. LE PDG Jerry Katzenberg est particulièrement reconnaissant au milliardaire Paul Allen, investisseur de la première heure de Dreamworks , comme il l’a confié à Hollywood Reporter : « Allen a investi près de 700 millions lors de la création des studios il y a dix ans. J’ai une grande gratitude et dette envers lui. Il ne nous a pas poussés à le faire, mais nous a vraiment soutenu. »

Dreamworks contre Pixar

Les Studios Pixar, filiale de Disney, préparent la contre-attaque avec Les Indestructibles tandis que Dreamworks va prochainement sortir Madagascar avec les voix de Ben Stiller, Chris Rock et David Schwimmer. Les deux studios vont devoir être encore plus compétitifs pour se développer dans une bourse à la santé incertaine. L’entrée est donc réussie, il faut désormais que les studios résistent aux aléas des cours, ce qui n’est pas une mince affaire.

S.Y. (29 octobre 2004 )

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