Dreamworks et Spielberg, accusés de promouvoir le cliché de l'Italien mafieux

Le dernier né des Studios Dreamworks de Steven Spielberg, Gang De Requins, suscite des controverses aux Etats-Unis. Les références aux films mafieux sont nombreuses dans ce dessin-animé. Aux festivals de Toronto et de Venise, des critiques ont qualifié le film de compromis entre Le Monde De Némo et Le Parrain. Ainsi, il est vivement critiqué par la communauté italo-américaine. Elle considère qu’il véhicule les stéréotypes de l’Italien mafioso. Porte-parole des contestataires : la Columbus Citizens Foundation. Cette organisation new-yorkaise, dont le président est Lawrence Aurania, se mobilise contre toutes formes de stéréotypes négatifs à propos de la race, de la religion et de l’ethnie. Elle s’était déjà mobilisée contre la série The Sopranos.

Cette fois-ci, elle accuse donc le dessin-animé de « faire de l’argent avec le genre mafia, aux frais d’enfants innocents ». M. Aurania développe cette argumentation : « Les méchants ont des noms italiens comme Don Lino ou Guiseppe et parlent l’argot italo-américain, (…) introduisant dans les jeunes esprits l’idée que les gens aux noms italiens sont des gangsters. » Les voix des personnages renforcent cette impression d’après la Colombus Citizens Foundation, car ce sont Robert De Niro et Martin Scorsese qui s’y prêtent pour les rôles du méchant requin blanc et de son associé.

D’après l’AFP, aucune réaction n’a pu être obtenue mercredi soir auprès des studios Dreamworks ou de Steven Spielberg. Le film sort le 1er octobre aux Etats-Unis mais l’organisation précise à l’AFP ne pas demander le boycott du film. Elle veut « avertir les parents de ne pas exposer leurs enfants à un tel film. »

S. Y. (23 septembre 2004 – Avec l’AFP )

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