EasyCinema contre le cartel hollywoodien

Le régulateur britannique de la concurrence ouvre une enquête sur le marché du cinéma en Grande-Bretagne, pour la plus grande satisfaction d'easyCinema. Depuis sa création en mai, la firme ne parvient pas à obtenir les droits de diffusion des films récents. Le système de places à bas prix (environ 0,30 euros) serait officieusement mis en cause par les studios. Stelios Haji-Ioannou estime que l'avenir de son entreprise est menacé par cette attitude. En effet, la "méthode easy" est de vendre moins cher mais beaucoup plus, et de réduire les frais d'opérations.

Depuis l'ouverture de son premier complexe au nord-ouest de Londres, easyCinema ne cesse de crier au scandale. Les studios hollywoodiens, qui détiennent 90 % des sociétés de distribution britanniques, formeraient un cartel visant la destruction du easy-business. Dans la ligne de mire de Stelios, Columbia Tristar, Warner, Universal Paramount, Fox et Disney. Sur son site Internet, easyCinema a même mis en place une tribune invitant le public à s'exprimer contre les distributeurs.

Aussi, lorsque l'OFT (Office of Fair Trading) a annoncé qu'une enquête était lancée afin de déterminer si les pratiques financières appliquées dans le septième art ont restreint la concurrence ces dernières années, la direction de l'entreprise était ravie. Seulement, l'organisme de contrôle des monopoles et des fusions a affirmé que cette investigation n'avait rien à voir avec la compagnie. Des bilans similaires ont été opérés en 1983 et en 1994. D'ailleurs, aucune plainte n'a été reçue de la part d'easyCinema. Pourtant, au mois de juin, Stelios voulait adresser ses doléances aux autorités européennes à Bruxelles.

M.C.M. (25 juillet 2003)

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