Enfilez vos talons compensés et plongez dans l'univers de Dreamgirls

Sortez vos tenues de bal de la naphtaline, dépoussiérez votre boule à facettes (comment ça, vous n’en avez pas ?) et videz deux ou trois bombes de laque sur votre abondante chevelure. Prêts ? Alors c’est parti : prenez la galette que voici et balancez-la sur votre platine… Histoire de voir si les trois nominations aux Oscars (dans la catégorie Meilleure Chanson) étaient justifiées.
Cruciale question : Allons-nous remuer notre popotin ?
Suspense…

Ben… oui et non.
Chronologique au film, le score démarre très très fort et balance une énergie plus que réjouissante. Dès le premier morceau (« Move ») littéralement endiablé, les Dreamettes donnent le ton. Soul ou Rock teinté de Funk, les tableaux s’enchaînent et, honnêtement, on s’éclate. A ce propos, ne ratez surtout pas « Steppin’ to The Bad Side » !

Malheureusement, comme dans le film, on dérape à mi-parcours ; le point de rupture étant l’enchaînement des morceaux « It’s All Over » et « And I’m telling I’m not going ». Déjà redoutables sur grand écran, ils sont franchement difficilement supportables sur votre platine. Ensuite, on dégringole dans pas mal de guimauve disco (Aïe, aïe, aïe « Hard to Say Goodbye »). Bah, tout n’est pas si horrible, mais il faut avouer que ce n’est pas non plus de tout repos.

Quoi qu’il en soit, on retiendra cette pléiade d’acteurs qui – lorsqu’ils ne s’époumonent pas jusqu’au bord de l’apoplexie – offrent de belles performances vocales… et nous ne parlons pas de Beyoncé.

« Dreamgirls » de Henry Krieger et Tom Eyen – Columbia – Disponible
Dreamgirls, un film de Bill Condon - Sortie sur les écrans le 28 février 2007.


Eléonore Guerra (5 mars 2007)

Vos avis sur cette actu

Exprimez-vous

A lire sur le même sujet

Remonter