How to make a good show (Test DVD)

vendredi 23 septembre 2011 - 11:35 | Showbizz
Amateurs de séries us, on ne peut que constater que le paysage audiovisuel ne brille pas par son originalité : docteurs et flics à foison, tribulations d’ados aisés en veux-tu en voilà,… bref, un peu de changement ne ferait pas de mal. Heureusement, Mark Wahlberg existe en version créateur/producteur et nous livre un agréable rafraîchissement. En effet, l’homme qui était déjà à l’origine de la, désormais culte, série Entourage qui racontait l’envers du décor de la vie d’un jeune acteur et de ses potes à Hollywood ; nous offre How To Make It In America (Comment réussir en Amérique), ou l’histoire de deux amis qui essaient de s’en sortir en vivant leur rêve.

Les deux shows diffusés aux Etats-Unis sur la chaîne HBO sont donc plutôt similaires tant dans les sujets abordés (les potes, le succès et le parcours semé d’embûches pour l’atteindre,…) que dans le ton utilisé. Ce qui prime en effet dans une série comme dans l’autre, c’est l’authenticité et l’amitié.

Ainsi, dans How To Make It In America, les personnages ne sont pas parfaits, ils sont réalistes, ils sont drôles, et on peut aisément s’identifier à chacun d’eux. Pour Ben (Bryan Greenberg) et Cam (Victor Rasuk), les deux personnages principaux, il ne suffit pas de claquer des doigts pour lancer leur propre marque de vêtements et vivre de son succès. Les deux amis doivent au contraire accumuler les rencontres, les contacts, les emprunts, les petites magouilles et surtout y aller au culot (ce qui semble être la spécialité de Cam). Tout cela ne les empêche pas de faire des erreurs aussi bien dans leurs vies privées que professionnelles, en témoigne la coupe étrange de leur premier modèle de jean ou la relation qu’entretient Ben avec Rachel, son ex.


Autre point important qui fait de How To Make It In America une série de qualité : ses personnages sympathiques interprétés par des acteurs justes qui semblent vraiment apprécier ce qu’ils font. Leurs têtes vous disent quelque chose ? C’est normal, vous avez sûrement déjà aperçu la plupart des acteurs dans des séries et/ou films, dans des rôles peu ou pas marquants. Leur talent n’a cependant pas échappé aux producteurs et nous pouvons enfin les apprécier à leur juste valeur. On pense évidemment à Bryan Greenberg (Petites confidences (à ma psy), Meilleures Ennemies, October Road, Un Nouveau Départ), qui interprète Ben, le beau gosse créatif et raisonnable ; à Victor Rasuk (l’un des jeunes prodiges du skate de Les Seigneurs De Dogtown), alias Cam, son pote culotté et légèrement immature ; ou encore à Shannyn Sossamon (Chevalier, 40 Jours Et 40 Nuits), qui incarne Gingy leur amie qui refuse de profiter de l’argent de son père. On pourrait continuer la liste et énumérer chacun des comédiens, mais on vous laisse plutôt les (re)découvrir.


Dans How To Make It In America, New York est un personnage à part entière. En effet, la ville qui sert de décor dans de nombreuses séries (de Friends à How I Met Your Mother) est ici montrée comme jamais. NYC est mise en valeur grâce à un montage rapide et abrupte et de superbes photographies dont certaines nous rappellent la quête effrénée livrée par Leon, le personnage de Midnight Meat Train (interprété par Bradley Cooper), pour saisir le cœur de la ville (l’histoire du film se déroule à Big Apple également). Ainsi, la série mélange les soirées huppées et arty à un style très urbain notamment lors de l’évocation des skaters qui arpentent la ville qui ne dort jamais. C’est donc un véritable hommage à toute la diversité culturelle new yorkaise qui nous est offert.


Pour finir, on ne peut parler d’How To Make It In America sans aborder sa superbe B.O. cela commence dès le générique avec I need a dollar, du très talentueux Aloe Blacc. Chaque épisode contient en moyenne une dizaine de morceaux accompagnant parfaitement les aventures de Ben et Cam. D’Otis Redding à Phoenix en passant par les Rolling Stones (pour ne vous citer que les plus connus), un savant mélange musicale qui aide la série à se démarquer encore un peu plus.

Le DVD

A défaut de pouvoir regarder How To Make It In America à la télévision – la série n’étant diffusée en France que sur Orange Cinémax, nous vous conseillons vivement de vous procurer le coffret dvd de l’intégrale de la saison 1. En plus des huit épisodes et des commentaires audios de l’équipe qui les accompagnent, la liste de bonus devrait vous convaincre.
Le premier nous en apprend un peu plus sur l’histoire du skate et plus particulièrement sur la relation des skaters avec la ville de New York. Puis, on revient plus précisément sur Wilfredo Gomez, le skater fou maintes fois évoqué dans la série. C’est ensuite au tour de membres de l’équipe d’aborder le sujet de la débrouille, c’est-à-dire comment ils en sont arrivés là et où ils en sont aujourd’hui. Parmi ces intervenants : Boogie, photographe de talent, John Varvados qui a lancé une ligne de jeans et joue son propre rôle dans un épisode, Scott ‘Kid’ Mescudi qui se détache de son alter-ego chanteur et parle de ses débuts en tant qu’acteur, Lee Quinones, l’artiste a qui l’on doit le van « Rasta Monsta », etc. Notez que là encore, nombreux sont ceux qui parlent de leur arrivée à New York (quand on vous dit que la ville est au cœur de la série). Enfin, quelques scènes coupées sympas viennent s’ajouter à ces bonus.

La bande-annonce :


=> Toutes les infos sur How to make it in America

Julie Aït-Messaoud (23 Septembre 2011)

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