Insidious : la peur n'a jamais été si fascinante (Test DVD)

jeudi 27 octobre 2011 - 16:27 | Showbizz
Josh, sa femme Renai, et leurs trois enfants, viennent d’emménager dans une grande maison. Un soir, alors que la famille se détend dans le salon, le fils aîné, Dalton, joue dans le grenier. Suite à un accident, le petit garçon se cogne sévèrement la tête. Le lendemain, Josh tente de réveiller son fils qui refuse d’ouvrir les yeux. Quelques heures plus tard, à l’hôpital, le médecin annonce à la famille que l’enfant est tombé dans un coma profond dont personne ne peut expliquer la cause. Les jours passent et Dalton ne se réveille toujours pas. C’est à partir de ce moment-là que sa mère Renai commence à entendre et à voir, dans sa maison, des choses terrifiantes, dignes de ses pires cauchemars…

Un film singulier qui séduit

Alors que l’on croyait le genre de l’épouvante épuisé et surexploité, le duo James Wan / Leigh Whannell, déjà à l’origine de Saw, Dead Silence et Death Sentence, nous prouve qu’il y a encore de l’espoir pour le cinéma de l'angoisse. Car si Insidious se vend comme un film d’horreur classique qui laisse présager la notion de déjà-vu, il en est tout autre lorsqu’on le découvre dans son intégralité.

Dans sa première partie, il faut l’avouer, Insidious se contente d’introduire son propos en présentant une famille unie qui doit faire face à la quasi perte de l’un de ses enfants. Puis, tout change dès lors que l’on passe le stade des présentations. Portes qui claquent, visage effrayants qui apparaissent, visions nocturnes,... tout est réunit pour que nous ne passions pas une minute sans sauter de notre siège. Mais attention ! Le film ne se limite pas à un contenant de scènes au-delà du réel. Il se permet de frôler le genre expérimental à travers certaines images d’une incohérence jubilatoire qui mettent notre esprit en ébullition, ce qui nous effraie davantage.


Pour ce qui est du casting, Patrick Wilson, qu’on regrette de voir trop peu... ou trop souvent dans des rôles qui ne sont pas à la hauteur de son talent, convainc parfaitement dans son interprétation d’un père de famille désemparé face à l’inexplicable et tiraillé par ses propres démons. Rose Byrne, quant à elle, est excellente et nous fait réaliser qu’on aimerait la voir plus fréquemment dans des films de ce genre. Petite révérence également à Ty Simpkins, dans le rôle de l’enfant possédé et désespéré de retrouver sa famille, mais également, et surtout, à Leigh Whannell qui prouve qu’il peut être à la fois un remarquable scénariste tout en étant un admirable acteur (il est le seul qui apporte une petite touche d’humour au milieu d’un thème qui pourtant ne prête pas à rire).


Bref. Insidious, film à petit budget mais à grand succès, nous rassure sur le fait que le lobbying hollywoodien à fait son temps et que les meilleurs idées de l’histoire du cinéma sont encore en chemin !

Petit avertissement : ce film n’est certainement pas à regarder avant d’aller se coucher (sauf pour les plus courageux). Pour avoir essayé, croyez-moi… je l’ai regretté ! Après ça, vous aurez du mal à vous promener dans une maison vide et sombre , ou de croiser une vielle dame, sans avoir en tête la musique stridente qui constitue le thème principal de la bande originale d’Insidious. On vous aura prévenu...


Une galette qui rassure

À tous ceux qui tremblent encore de la terrifiante image d’un visage rouge à la langue pointue où d’une vielle femme dont la chirurgie à complètement foirée tellement elle est horrible, regardez vite les bonus ! En effet, grâce au making of présent sur le DVD et Blu-Ray, plus d’inquiétude. Les acteurs sont décontractés, le petit Dalton est bel et bien éveillé et fait même plein de blagues, et les scènes de répétitions des moments les plus terrifiants nous font passer du terrible monde de Poltergeist à l’univers des Bisounours. En plus de cela, une passionnante interview de James Wan et Leigh Whannell vient agrémenter notre soif de savoir à propos du film, avec l’explication du pourquoi du comment de la création d’Insidious. On regrettera néanmoins la présence de commentaires audio et le making of trop documentaire et pas assez construit.


=> Toutes les infos sur Insidious

Audrey Soto (27 Octobre 2011)

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