L’affaire des logiciels de copie de DVD reprend du service.

En décembre dernier, sept des principaux studios hollywoodiens avaient porté plainte contre la firme 321 Studios, qui commercialise des logiciels permettant de graver les DVD. A travers quoi l’industrie du cinéma américaine voyait la naissance du piratage à grande échelle des films sur support numérique. Vendredi, l’entreprise éditrice a demandé à la cour fédérale californienne de faire valoir le droit à la copie privée.
Pour 321 Studios, le principe de ses logiciels DVD Copy Plus et DVD X Copy est de permettre aux consommateurs d’effectuer une sauvegarde de leurs DVD, au cas où l’original serait détérioré et inutilisable. Plusieurs précautions ont donc été prises pour éviter le piratage : l’indication qu’il s’agit d’une copie de sauvegarde et l’impossibilité de graver à partir de celle-ci.
A ce jour, il existe aux Etas-Unis une loi, le DMCA (Digital Millennium Copyright Act) qui vise à "interdire tout système permettant de contourner une disposition visant à lutter contre la copie de matériel protégé", et donc la copie pirate. Mais comme dans cet article il n’est apparemment pas question de copie privée, le procès pourrait ainsi permettre de clarifier le DMCA.
A titre d’exemple, la copie et le téléchargement de CD audios auraient fait chuter le chiffre d’affaire de l’industrie musicale de 7,2%. De quoi faire trembler les grosses majors du cinéma, qui doivent déjà faire face aux 600 000 films téléchargés chaque jour sur Internet via des sites comme KaZaa.

S.O. (25 avril 2003)

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