L'Oscar qui ne valait qu'un dollar…

L'Académie des Oscars refuse que Beatrice Welles, fille du grand cinéaste, vende aux enchères la statuette remportée par son père en 1941, pour Citizen Kane, dans la catégorie du meilleur scénario.

Orson Welles n'avait que 25 ans lorsqu'il se lança dans le cinéma. Son premier long-métrage retrace la vie d'un milliardaire magnat de la presse, Charles Foster Kanes, après qu'il ait prononcé le mot "Rosebud" dans son dernier soupir…
Producteur, scénariste, réalisateur et même comédien, le jeune homme s'investira activement dans son projet.
Son travail sera récompensé en étant nommé aux Oscars, dans les catégories les plus prestigieuses : Meilleur acteur, Meilleur réalisateur, Meilleur film et Meilleur scénario ! Seule la dernière lui reviendra. Une seule statuette suffira pourtant à faire de son premier film, l'un des plus grands chef-d'œuvres de l'Histoire du cinéma.
Pour les inconditionnels, notez qu'il sort à la vente en DVD, le 16 septembre prochain.
A ne manquer sous aucun prétexte !

Vous saviez déjà tout ça, mais souvenez-vous, le 2 juillet dernier, nous vous informions de la vente aux enchères de la récompense. Celle-ci prévue le 25 juillet et organisée par Christie’s, la célèbre maison de New York, a été lancée par la fille du prodige. Beatrice Welles, à court d'argent, pensait tirer de la sculpture en or massif (précisons-le !), jusqu'à 400.000 dollars. Ça peut aider.
L'héritière se préparait à recevoir une jolie petite somme, jusqu'à ce que l'Académie des sciences et techniques du cinéma, qui remet les Oscars, s'en mêle… L'institution prévoit, en cas de tentative de vente, de recouvrer la propriété de l'objet, pour un prix symbolique d'un dollar !

"Nous essayons d'empêcher les ventes des statuettes quand nous le pouvons car nous pensons qu'elles ne sont pas des babioles à vendre comme de vulgaires objets de collection", a expliqué le directeur de la communication de l'Académie, John Pavlik.
Actuellement, les avocats respectifs des deux parties, l'héritière et l'Académie, tenteraient de trouver un accord, pour régler le litige, selon Mr. Pavlik.

En attendant de connaître le devenir du bel Oscar, faîtes un tour dans vos salles obscures pour découvrir ou redécouvrir Mr Arkadin, un autre grand film d'Orson Welles. On ne l'avait pas vu à l'affiche depuis 1955…

C.H. (24 juillet 2003)

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