La ''Shrekmania'' s’empare de la croisette.

Le vert était de rigueur à Cannes en ce samedi 15 mai 2004. En effet, ce week-end était présenté en compétition officielle Shrek 2, ou la suite des aventures du désormais célèbre ogre vert créé par les Studios Dreamworks.

Dans ce nouvel opus, où notre anti-héros pétomane et grognon sera confronté à sa belle-famille, on retrouve les personnages extravagants et déjantés qui avaient fait le succès du premier volet. Réjouissez-vous car vous aurez également le plaisir de découvrir quelques petits nouveaux parmi lesquels un Chat Potté à l’accent latino (ce personnage est interprété par Antonio Banderas) et une Bonne Fée (pas si bonne que ça !), à laquelle l’actrice américaine Jennifer Saunders prête sa voix.

Pour l’occasion toutes les voix américaines du film avait fait le déplacement à Cannes. C’est donc dans la joie et la bonne humeur que Mike Myers (Shrek), Eddie Murphy (l’âne Donkey), Cameron Diaz (la princesse Fiona), John Lithgow (Farquaad), John Cleese (le Roi Harold, père de Fiona), Julie Andrews (la Reine Lillian et la mère de Fiona) et Rupert Everett (le Prince Charmant), notamment, ont gravi ensemble les marches du Palais.
Les festivaliers ont même eu l’agréable surprise de se voir offre les oreilles de gentil monstre vert, un petit présent que beaucoup d’entre eux arboraient lors de la gigantesque soirée donnée en l’honneur de film et organisée par Dreamworks au château de La Napoule où quelque 3000 convives privilégiés ont pu s’amuser jusqu’à l’aube.

Shrek, qui avait révolutionné le dessin d’animation en se démarquant des classiques du genre, est un habitué de la croisette. En 2001, il faisait déjà partie de la sélection officielle. Le film d’Andrew Adamson, qui concourt cette année pour la Palme d’Or, a, une fois encore, littéralement conquis les spectateurs et est arrivé à point nommé pour détendre l’atmosphère du Festival quelque peu agitée par les actions des intermittents du spectacle.
Il faut reconnaître que le film privilégie avant tout l’humour, la parodie et la caricature, composantes essentielles de cette réussite. Et ça fonctionne très bien si l’on se réfère à l’engouement du public pour le petit bijou de Dreamworks. Rien ni personne n’est épargné dans le film (même les personnages principaux en prennent pour leur grade), où le cynisme des créateurs tourne en dérision les personnages de contes de fées, tout comme l’univers gentillé et aseptisé de leur "concurrent".

Disney a donc du souci à sa faire car après sa séparation d’avec Pixar, le célèbre groupe de dessins animés va devoir faire face à l’assaut de Dreamworks qui a annoncé vouloir dorénavant signer deux films d’animation par an. Les spectateurs eux ne s’en plaindront pas !
Plus que quelques semaines à patienter (le film sort sur nos écrans le 23 juin prochain) et vous pourrez, à votre tour, découvrir la suite de ces aventures toujours aussi cocasses et hilarantes.

J.B. (17 mai 2004 - Avec AFP)

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