La sortie américaine de FAHRENHEIT 9/11 fait grand bruit !

Depuis sa sortie vendredi aux Etats-Unis, le pamphlet anti-Bush a fait un carton, récoltant 21,8 millions de dollars pour le week-end. Fahrenheit 9/11, connu pour sa critique envers le politique Bush en réponse aux attentats du 11 septembre 2001, défraye la chronique . Trois jours après sa sortie, les records tombent : meilleure fréquentation pour un documentaire diffusé sur moins de 1000 écrans et meilleure fréquentation pour un vainqueur de la palme d’or.

Michael Moore, qui a eu tant de mal à voir son film distribué et à qui l’on a interdit l’accès aux mineurs de moins de 17 ans non accompagnés, peut se féliciter de l’intérêt qu’il a déclenché.
Qui dit polémique, dit donc succès au Box office ! Rappelez-vous, La Passion Du Christ de Mel Gibson et sa sortie dans 4 600 salles avec un record de 20 millions de dollars la première semaine. Seules 868 salles proposent le documentaire de Michael Moore, mais la curiosité soulève fatalement les Américains. Même les plus conservateurs viennent vérifier le brûlot anti-Bush. Les réactions sont saisissantes, exaspérées ou confortées.

Le film, récompensé par la palme d'or à Cannes, va-t-il convaincre les électeurs américains de ne pas voter pour Georges Bush pour les présidentielles ? L’enjeu est grand et la menace pour certains est enrageante. La maison blanche reste discrète sur le sujet même si le responsable en communication Dan Bartlett répète que les arguments sont « scandaleusement faux ». Pour le père de l’actuel président, Georges Bush, Michael Moore est une « ordure » et a réalisé « une charge haineuse contre son fils ».

À la longue liste de réfractaires de Michael Moore, on peut ajouter le nom de Ray Bradbury. Le célèbre auteur de science fiction, notamment de Fahrenheit 451 adapté au cinéma par François Truffaut, conteste le titre de Michael Moore manifestement trop inspiré du sien.
L’auteur avait choisi ce titre car Fahrenheit 451, signifiant la température à laquelle brûle le papier, symbolisait dans son livre de 1953 une société totalitaire visant à détruire toute littérature. Michael Moore a justifié son choix en estimant que les attentats du 11 septembre 2001 ont servi de prétexte au gouvernement américain pour brûler les libertés individuelles.
Heureusement l’écrivain n’a pas porté plainte contre le cinéaste.

Fahrenheit 9/11, avec le petit séisme politique qu’il a déclenché et la publicité qui s’est créée autour de la nouvelle œuvre de Michael Moore , devrait pulvériser le record obtenu auparavant pour Bowling For Columbine et ses 24 millions de dollars au box-office. La concurrence cette semaine n’était cependant pas rude. En effet, son record d’entrées a placé en seconde position la comédie White Chiks, engrangeant 19,6 millions de dollars ce week-end. En troisième place, arrive une comédie de Ben Stiller avec 18,5 millions de dollars. Enfin, Tom Hanks et Catherine Zeta-jones ont pris la quatrième place avec Le Terminal de Steven Spielberg et ses 13,9 millions de dollars, suivi du long-métrage The Notebook de Nick Cassavetes avec 13 millions de dollars.

N.F (28 juin 2004 avec"AFP")

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