Le Gigli de J-Lo ne convainc personne.

La presse américaine se déchaîne contre GIGLI, le film réunissant le couple star du moment Jennifer Lopez et Ben Affleck. L’histoire, les acteurs, le réalisateur, et même le titre (imprononçable, selon le Los Angeles Times) sont attaqués. Désastre pour certains, exercice d’auto-célébration pour d’autres, chaque journaliste y va de sa petite remarque cinglante depuis la sortie du film vendredi.

Au cœur du périple, Gigli, un petit voyou de Los Angeles. Avec Ricki, il enlève le frère handicapé d’un juge fédéral.
L’enfant va naturellement conquérir le cœur de ses kidnappeurs. Certes, le synopsis n’est pas innovant. C’est d’ailleurs ce que souligne le New York Times, qui dénonce un "patchwork d’idées déjà exploitées ailleurs et bien mieux ". Le même journal exhorte le public à économiser 10 dollars et sa dignité en évitant d’aller voir ce film au "dénouement sans fin".

D’autre part, le Daily News s’amuse : " Gigli offre un remède inédit pour l’homosexualité. C’est Ben Affleck!". En effet, une des parties du scénario raconte comment Ricki, le personnage de Jennifer Lopez, lesbienne épanouie, tombe amoureuse de Gigli (Ben Affleck).

De son côté, le Washington Post cherche du bien chez les acteurs… Mais il ne trouve pas. " Les comédiens dégagent bien peu d’électricité " dixit le journaliste. Même les apparitions des guest-stars (Al Pacino par exemple) passent à la casserole. " On va juste prétendre qu’elles ne se sont jamais produites " propose le Daily News.

Les railleries vont donc bon train. " Le pire film de notre jeune siècle " selon le Wall Street Journal. " Tellement mauvais qu’il rentrera dans la légende " écrit un reporter d’Atlanta. Le New York Times se demande si le budget du film (50 millions de dollars) n’a pas été entièrement consacré aux cachets des deux vedettes.

Le public s’y met aussi. Depuis vendredi, les internautes se lâchent. Cette descente aux enfers médiatiques est de mauvais augure pour la sortie du second film réunissant les deux stars, Jersey Girl, en 2004.

M.C.M. (04 août 2003)

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