Le Musée Grévin à la sauce Bollywood !

Lundi 28 mai 2008, 9 h, je me rends au célèbre musée Grévin, à l’inauguration de la statue de cire de l‘acteur le plus adulé d’Inde, au charme et au physique irrésistible : Shah Rukh Khan. Récompensé du Rajiv Gandhi Award (2002), désigné « Personnalité la plus influente » par le Time indien, « Meilleur citoyen indien » (1997) et détenteur de plus d’une trentaine de récompenses pour ses performances à l’écran, l’homme sera le deuxième Indien à se voir offrir une statue à Grévin en rejoignant Gandhi.

Boulevard Montmartre, c’est une horde de fans qui m’empêche d’accéder au musée des personnalités immortelles. Heureusement, le service d’ordre (impressionnant) mis en place pour l’occasion m’aide à me frayer un chemin. C’est par l’entrée des invités que tente une nouvelle percée, et là, même la plus distinguée des femmes joue des coudes brutalement pour ne pas louper l’arrivée de Shah Rukh. Qu’elle se rassure, il ne fera son entrée que deux heures plus tard.

Une fois cette mission improvisée accomplie, je peux enfin me rendre compte de l’ambiance. Les jeunes filles hurlent déjà le nom de leur idole, à coup de banderoles explicites : « Thank you to exist » ou encore « Welcome home Shah Rukh ». Plusieurs d’entre elles sont montées sur les lampadaires pour espérer apercevoir le « King Khan », et la foule est bel et bien présente d’un côté comme de l’autre du boulevard.

Après quelques prises de vues et une visite express du musée, direction le petit théâtre pour s’installer au balcon réservé aux journalistes. En bas, les sièges se remplissent d’invités triés sur le volet. Après de longues, très longues minutes d’attente, il est annoncé, il arrive enfin : Shah Rukh Khan. Petite veste cintrée tout en cuir, jean et baskets blanches, celui que l’on pourrait croire blasé par sa notoriété ravit par sa décontraction et son amabilité.

Le coup d’envoi d’un long cérémonial est alors envoyé. Au menu : discours des présidentes des fans clubs français de la star avec cadeaux à la clé dont un maillot de football à son nom portant le numéro 10 - signé par Zinédine Zidane - discours et toujours discours emplit de compliments de la part notamment de l’ambassadeur de l’Inde en France. Jean-pierre Foucault s’est même déplacé pour l’occasion afin de féliciter son double télévisuel - Shah Rukh Khan anime la version indienne de Qui veut gagner des millions...

Il est temps de passer à la partie folklorique de l’événement. C’est sur des rythmes indiens, un parterre de pétales de roses et un mini-spectacle bollywoodien qu’est enfin dévoilée la précieuse statue de Shah Rukh Khan. Vue du balcon, la ressemblance est saisissante. Shah Rukh Khan - le vrai – prend enfin le micro pour nous offrir un discours touchant sur son parcours et son envie de faire rêver le plus longtemps possible les spectateurs du monde entier.

C’est par une note d’humour, en soulignant le fait que la statue soit plus belle que lui avec des abdos plus durs que les siens, et des remerciements que le « King Khan » clôt la cérémonie de son plus beau sourire et se prête pour finir au jeu des flashs et des caméras aux côtés de son double. Malheureusement, un molosse m’éconduit tout sauf en douceur en me confondant « probablement » avec les invités qui eux sont priés de quitter le théâtre. Après de brèves explications et une main sur l’épaule, je dois me résoudre à fuir les lieux. Rendez-vous sur le tapis rouge à l’extérieur où le soulagement et l’excitation des fans pourront enfin atteindre son paroxysme après le passage au cocktail de Shah Rukh Khan.

Hélène Barbaza (30 avril 2008)

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