Le premier film Afghan depuis la libération de Kaboul

Braham Baril a 47 ans. Pendant lère Talibane, il a tourné de façon illégale un grand nombre de documentaires sur les combats entre l'Alliance du Nord et la milice Islamiste. "J'ai tourné des documentaires sur tous les aspects de la guerre" commente-t-il.
Aujourd'hui, il a repris sa caméra. La télévision Afghane lui a commandé une fiction. Sans argent, sans acteurs professionnels, sans équipe technique, Braham a tourné "Sereshk" (Larmes) en 22 jours.
Le réalisateur n'est pas payé, tout comme les acteurs. Il utilise les écoles et les appartements de ses amis comme décors. Parmi les 64 personnages figurant dans sa fiction, seuls deux sont des femmes.
Larmes décrit la vie sous le régime des talibans, et les conséquences des lois très rigides imposées par la milice fondamentaliste sur la vie des gens. Il raconte comment Hameed, un jeune adolescent, est soumis aux tentations d'autres jeunes, comme ces jeunes qui ont été corrompus par les talibans.
Auparavant, Braham avait réalisé Prison au Pakistan, une fiction qui avait remporté un certain succès lors d'un festival en Allemagne.
`"Au moins, je peux à nouveau travailler librement", déclare-t-il. Nul doute que Larmes sera lui aussi sélectionné dans divers festivals à titre de curiosité.

S.A (14 février 2002)

Vos avis sur cette actu

Exprimez-vous
Remonter