Les 15 Palmes d'or inoubliables

mardi 12 mai 2009 - 11:57 | Showbizz
La première Palme d’or du Festival de Cannes a été décernée en 1955 mais le Grand Prix lui a volé la vedette de 1964 à 1974. La Palme connaît ensuite un retour en grâce définitif en 1975. Retour avec RelaxNews sur quinze d'entre elles qui ont marqué l'histoire du cinéma.

1956 : Le Monde Du Silence de Jacques-yves Cousteau et Louis Malle (France)
Plongée au cœur des fonds marins, Le Monde du silence donne ses lettres de noblesse au documentaire et crée le mythe Cousteau, tout en révélant le jeune cinéaste prometteur Louis Malle.

1958 : Quand Passent Les Cigognes de Mikhaïl Kalatozov avec Alexei Batalov (URSS)
Cette histoire d'amour sur fond de guerre donne au cinéma soviétique un visage moins didactique et plus humain, tandis que la qualité technique du long métrage laisse les Occidentaux admiratifs.

1960 : La Dolce Vita de Federico Fellini avec Marcello Mastroianni et Anita Ekberg (Italie)
Ce portrait d'une société romaine débauchée et désespérée fait scandale à Cannes et au Vatican qui menace d'excommunier Federico Fellini. La scène de la fontaine est restée dans les annales.

1963 : Le Guépard de Luchino Visconti avec Alain Delon, Burt Lancaster et Claudia Cardinale (Italie)
Fresque romanesque relatant le déclin de l'aristocratie en Sicile au XIXe siècle, Le Guépard est aussi une reconstitution historique magistralement orchestrée par Luchino Visconti.

1976 : Taxi Driver de Martin Scorsese avec Robert De Niro et Jodie Foster (Etats-Unis)
Ce basculement dans la folie d'un ancien vétéran de la guerre du Vietnam fait sensation à Cannes en 1976. Le film devient culte et consacre Scorsese et De Niro pourtant déjà reconnus. Agée de seulement 14 ans, Jodie Foster s'impose comme une actrice d'envergure.

1979 : Apocalypse Now de Francis Ford Coppola avec Martin Sheen et Marlon Brando & Le Tambour de Volker Schlöndorff avec David Bennent (Etats-Unis/Allemagne)
Virée en enfer et en plein cœur de la guerre du Vietnam, Apocalypse now obtient la Palme d’or ex-aequo avec LeTambour de Volker Schlöndorff, une chronique acide de l'Allemagne du temps du nazisme.

1984 : Paris Texas de Wim Wenders avec Harry Dean Stanton et Nastassja Kinski (Allemagne)
Road-movie d'un marginal en quête d'identité, Paris Texas célèbre l'originalité du cinéaste Wim Wenders et prolonge la vogue pour le renouveau du cinéma allemand.

1987 : Sous Le Soleil De Satan de Maurice Pialat (France)
L'attribution de la Palme d’or à Sous le soleil de Satan est très controversée en 1987. Mais les détracteurs ne peuvent nier l'intensité de ce film poignant et la fièvre de l'interprétation des jeunes comédiens Gérard Depardieu et Sandrine Bonnaire.

1991 : Barton Fink de Ethan Coen et Joel Coen avec John Turturro et John Goodman (Etats-Unis)
L'univers déjanté de Barton Fink séduit unanimement le jury cannois. Les Frères Coen accèdent à la célébrité grâce à la Palme d’or.

1993 : La Leçon De Piano de Jane Campion avec Holly Hunter et Harvey Keitel & Adieu Ma Concubine de Chen Kaige avec Gong Li et Leslie Cheung (Nouvelle-Zélande/Hong-Kong)
Jane Campion est la première femme réalisatrice à recevoir la Palme d’or et reste à ce jour la seule. La récompense est décernée ex-aequo à Chen Kaige pour Adieu ma concubine qui éveille l'intérêt des Occidentaux pour le cinéma chinois dont Gong Li devient l'icône.

1994 : Pulp Fiction de Quentin Tarantino (Etats-Unis)
Célébration d'un nouveau style, la Palme d’or de Pulp fiction ouvre la voix à un cinéma de genre au second degré, techniquement virtuose et regorgeant de références cinéphiliques et musicales. Quentin Tarantino réconcilie les jeunes générations avec le Festival de Cannes.

1995 : Underground d'Emir Kusturica avec Slavko Stimac (France)
Avec cette évocation très personnelle de l'histoire de la Yougloslavie, Emir Kusturica bouleverse la Croisette. Au point de recevoir pour la seconde fois une Palme d’or après Papa est en voyage d'affaires (1985).

1997 : Le Goût De La Cerise d'Abbas Kiarostami & L'Anguille de Shohei Imamura (Iran/Japon)
Attribuer la récompense suprême au Goût de la cerise témoigne de l'intérêt enfin naissant des festivals internationaux pour un cinéma iranien en plein essor. Le vieux réalisateur japonais Shoei Imamura se voit lui récompensé pour la seconde fois après La Ballade de Narayama (1983).

1999 : Rosetta de Jean-pierre Dardenne et Luc Dardenne avec Emilie Dequenne (Belgique)
Première Palme d’or des frères Dardenne, ce portrait d'une jeune fille pauvre a révélé Emilie Dequenne, récompensée par le Prix d'interprétation féminine.

2004 : Fahrenheit 9/11 de Michael Moore (Etats-Unis)
Quarante-huit ans après Le Monde du silence, cette Palme d’or signe non seulement le retour en grâce du documentaire mais célèbre aussi les réalisateurs engagés et le cinéma coup de poing dont Michael Moore est la figure de proue.

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(Le 12 Mai 2009)

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