Levez-vous du bon pied avec Morning Glory (Test DVD)

vendredi 26 août 2011 - 10:47 | Showbizz
Becky Fuller (Rachel Mcadams) est une jeune productrice dynamique qui voue tout son temps à son travail. Lorsqu’elle se fait licencier d’une petite matinale du New Jersey, il ne lui reste plus qu’à espérer que le job de ses rêves se présente à elle. Après plusieurs tentatives, Becky trouve un poste de productrice exécutive pour une émission matinale à New-York. Intitulée « Daybreak » celle-ci est au fond du gouffre et personne ne parie sur son avenir.

Rien n’est insurmontable pour la jeune femme qui va tenter par tous les moyens de ressusciter le programme et par la même occasion parvenir à embaucher Mike Pomeroy (Harrison Ford), ancien journaliste vedette de la chaîne, pour co-animer l’émission. Seulement, ce que Becky ne sait pas encore, c’est que Mike n’a aucune intension de s’investir dans le show qu’il juge ringard et encore moins de se coltiner Colleen (Diane Keaton), sa co-présentatrice lunatique.

Alors qu’elle tente de sortir l’émission de l’impasse, Becky tombe sous le charme d’un producteur (Patrick Wilson). Parviendra-t-elle à sauver le show le moins regarder d’Amérique et à assumer sa relation sentimentale ? C’est plutôt mal parti… Mais ce serait mal la connaître !

L’accomplissement de soi

On vous l’accorde, Morning Glory est loin de faire l’unanimité au sein de la profession. Il s’agit davantage d’un énième divertissement pour nanas que d’un chef d’œuvre du cinéma. Mais est-ce une raison pour ne pas lui trouver une petite place sur nos étagères ? La réponse est non…


Bien que ce ne soit pas, cette fois-ci, une adaptation du dernier best-seller de Lauren Weisberger (Le Diable S’habille En Prada), Sophie Kinsella (Confessions D'Une Accro Du Shopping) ou autre auteur de littérature pour gonz’, le film, écrit par Aline Brosh Mckenna n’a rien à envier à ses pairs et n’en sort que plus fort. Et pour cause, la scénariste est l’auteur et adaptatrice de Le Diable S’habille En Prada et 27 Robes, alors les films pour nénettes elle s’y connaît ! En créant des personnages originaux et touchants tout en les situant dans l’univers impitoyable de l’Entertainement, Mckenna est parvenue à nous raconter une histoire représentative du quotidien de nombreuses femmes, issues aussi bien du le milieu de l’audiovisuel que de celui de la communication.

Très respectueux de l’ambiance d’une rédaction, le film aborde le thème (qui marche bien au cinéma), de l’accomplissement de soi dans un environnement où la concurrence fait rage. Car, oui, Becky galère, mais Becky sait aussi ce qu’elle veut et prouve que lorsque l’on aime ce que l’on fait (et que l’on est pas au bord de la dépression), on est capable de beaucoup et surtout du meilleur (non ce ne sont pas les paroles d’une chanson…).


Relations tumultueuses

Mais si le milieu professionnel est le noyau du film, d’autres sujets viennent agrémenter ce petit divertissement. On sautera le chapitre de la romance entre la jeune femme et le producteur de documentaires brushingué (bien qu’ils soient très mignons tous les deux, leur relation n’est là que pour enrichir le propos et n’apporte au final pas grand chose). La relation principale qu’il faut retenir (et la plus émouvante) est celle entre Becky et Mike. La jeune femme, se prend en effet d’affection pour le grand Pomeroy qu’elle a idolâtré toute sa jeunesse. Malheureusement la bête n’est pas facile à amadouer et le « couple » connaît des débuts plutôt difficiles… Coupés des autres à force d’êtres obnubilés par leur travail, ces deux-là vont réaliser qu’ils ne sont pas si différents. Après moult désaccords, Fuller découvrira même que la troisième pire personne du Monde peut faire acte de générosité… De plus, Harrison Ford en vieux grincheux mérite le déplacement.

Bon c’est un peu niais, on vous l’accordera, mais si vous laissiez une petit chance à Morning Glory, il pourrait vous surprendre. Et qui sait ? Vous pourriez aimer…


Des Bonus DVD… Bien décevants

Alors, oui le film est bien sympathique, mais on ne peut pas en dire autant lorsque l’on découvre les suppléments qui parviennent difficilement à garnir le DVD. Si l’on se réjouit à l’idée de partager les commentaires audio du réalisateur Roger Mitchell en compagnie de Aline Brosh Mckenna, ce n’est que trop vite. Le duo nous offre davantage l’enregistrement d’un meeting dans un salon de thé que de vrais commentaires porteurs d’informations croustillantes… Croyez-moi, c’est plutôt mou sous la dent… Oh et n’oublions pas la seule et unique scène coupée (que l’on aperçoit dans la bande-annonce) du film, dans laquelle est exposée (en moins d'une minute) la relation stupide entre Diane Keaton et Ty Burrell (qui joue son ex-partenaire, dans tous les sens du terme). Bref, on reste sur nôtre faim espérant encore le bêtisier, le making-of et les interviews qui ne viendront malheureusement jamais…



=> Toutes les infos sur Morning Glory

Audrey Soto (26 Août 2011)

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