Luc Besson sème un vent de panique chez les pirates

mardi 17 février 2009 - 09:54 | Showbizz
Alors que le piratage d’œuvres sur Internet est au cœur de l’actualité avec l’ouverture en Suède du procès des fondateurs du site de peer to peer « The Pirate Bay », Luc Besson est monté au créneau ce week end contre le piratage.

Tout a commencé par une tribune publiée samedi dans le journal Le Monde intitulée « Halte au piratage à grande échelle via internet ! ». Le producteur de Banlieue 13 Ultimatum y dénonçait le piratage de films via notamment des sites de streaming, permettant de visionner les œuvres sans les télécharger.
« On appelle ça le "piratage", bien que l'image soit bien moins glamour que celle du capitaine Sparrow bravant les forces de l'océan. Le piratage est tout simplement "un vol caractérisé".
(…) Certains internautes se cachent derrière une idéologie, celle de la "culture gratuite", oubliant au passage les centaines de milliers de salariés qui vivent de ce secteur. »


Le cinéaste producteur n’hésite d’ailleurs pas à mettre en cause les fournisseurs d’accès à Internet…
« Les internautes ne sont pourtant pas les seuls responsables. Comment explique-t-on qu'ils aient aussi facilement accès à des films pourtant protégés par la loi ?
Une loi qui sanctionnerait les voleurs sans punir les responsables de ce trafic illicite serait une loi injuste. »

… et les hébergeurs, dont le géant français free qui héberge, via l’une de ses filiales, le site canadien de streaming BeeMotion.fr.

Une charge virulente reprise dimanche dernier sur Canal + dans l’Hebdo Cinéma, et dont la réponse ne s’est pas fait attendre avec l’annonce par Free ce lundi de la fermeture du site beeMotion.fr. « Free a immédiatement réagi en nous sommant de stopper notre activité rapidement », a affirmé beeMotion sur sa page d'accueil.

Les hébergeurs ne sont pas tenus de pratiquer un contrôle a priori des sites mais s'ils sont avertis d'un problème, ils se doivent de vérifier la légalité des contenus hébergés, conformément à la loi pour la Confiance en l'économie numérique (LCEN).
Alerté par les propos de Luc Besson, Free a donc demandé à beeMotion de prouver le caractère légal de ses contenus, lequel a décidé de suspendre ses activités.



=> Toutes les infos sur Luc Besson
=> Voir la tribune de Luc Besson sur le site du Monde.fr

Amélie Chauvet (17 février 2009)

Vos avis sur cette actu

Exprimez-vous

A lire sur le même sujet

Remonter