On continue notre p’tit tour du monde des films ?

Notre tour du monde cinématographique continue grâce à la compétition cannoise. Au menu du jour, une petite virée en Israël pour découvrir le nouveau long-métrage de Raphael Nadjari, Tehilim. Bien qu’il en soit à son 5ème film (et 2ème à Cannes après The Shade présenté à un Certain Regard en 1999), le réalisateur israélien reste peu connu dans l’Hexagone… Je vous invite donc à le découvrir avec nous !
Tehilim, traduisez Psaume… Voilà qui donne le ton du film, très empreint de religion juive. Tout commence avec la disparition mystérieuse, dans la famille a priori normale du père… Ses enfants, son frère, son père vont alors prier, prier, prier pour qu’il revienne. Bien que Tehilim paraisse long – surtout lorsqu’on n'est pas de confession israélite, on est moins sensible aux prières et à leur portée –, parfois même inintéressant, on finit par s’attacher à ces deux enfants prêts à tout pour retrouver leur père. Les problématiques du deuil impossible, de la famille, de la filiation prennent alors le dessus sur la religion, et le film n’en devient que plus intéressant. Une histoire simple mais belle, que le réalisateur Raphael Nadjari expliquait ainsi à la conférence de presse : « Je cherchais une histoire simple et intime pour parler des sujets les plus complexes (…) J’ai cherché au travers du réel et du quotidien d’une famille à raconter l’insurmontable, la disparition de ceux qu’on aime. Comme si quelque chose de Dieu lui-même nous avait abandonné, dévoilé notre vulnérabilité, provoqué le début d’un questionnement. »
Prochain voyage ciné demain : j’vous emmène en Autriche à la découverte du film d’Ulrich Seidl Import Export.

Amélie Chauvet (Cannes, le 20 mai 2007)

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