Toplist : ces acteurs qui regrettent leurs rôles

jeudi 13 juillet 2017 - 17:59 | Showbizz
Des acteurs qui regrettent un rôle, ce n'est pas rare. Ce qui l'est beaucoup plus, c'est quand ces derniers s'expriment à ce propos. Isabelle Adjani, Bill Murray, Gérard Depardieu... beaucoup sont les grandes figures du septième art à regretter un ou plusieurs films. Pour l'occasion, Comme au Cinéma vous a concocté un petit top de ces acteurs et actrices qui ont eu beaucoup de mal à digérer un rôle précis. Beaucoup manqueront à l'appel mais l'important a été d'évoquer ces regrets dont on parle beaucoup moins que le Batman de Clooney, le Daredevil d'Affleck, Megan Fox et Transformers...

Isabelle Adjani et Andrzej Żuławski - Possession



Lorsque l'on se retrouve devant Possession, il est facile de comprendre en quoi le tournage a pu être éprouvant. Sortant d'un difficile divorce, le réalisateur Andrzej Żuławski a insufflé à son film une dimension hystérique côtoyant l'horreur graphique. Tentacules venues des enfers tourmenter sexuellement une héroïne à la limite de la folie, Isabelle Adjani ne pouvait être meilleur choix. Pourtant, l'actrice a amérement regretté son choix après tournage. Cette dernière a déclaré à Studio Magazine « Je dois à la “mystique” d'Andrzej Żuławski de m'avoir révélé des choses que je ne voudrais jamais avoir découvertes… Possession, c'était un film infaisable, et ce que j'ai fait dans ce film était tout aussi infaisable. Pourtant, je l'ai fait et ce qui s'est passé sur ce film m'a coûté tellement cher… Malgré tous les prix, tous les honneurs qui me sont revenus, jamais plus un traumatisme comme celui-là, même pas… en cauchemar ! ».

Bill Murray et Joel Cohen – Garfield



Une histoire un peu plus fun pour contraster avec Possession ! En 2004, le plus célèbre chat du monde a connu une adaptation cinématographique plutôt... médiocre. Un drame que Bill Murray, qui prêtait sa voix au félin, semble regretter aujourd'hui (il tournera pourtant la suite deux ans après la sortie du premier). L'objet de la méprise concerne le scénariste du film, Joel Cohen, que l'acteur pensait être... Joel Coen ! Alors que le tournage du film avait lieu et que Bill Murray prêtait sa voix, il reconnu avoir été attéré par la médiocrité du scénario et des dialogues jusqu'à se demander « Pourquoi Joel Coen a-t-il écrit un scénario pareil ?! » avant de se rendre compte de sa bourde. Une histoire beaucoup plus intéressante que le film lui-même.




Véritable monument horrifique, Shining n'en est pas moins connu pour l'horrible traitement que Kubrick infligea à Shalley Duvall. Cette adaptation du roman de Stephen King – reniée par son auteur – mélange avec brio plusieurs éléments du genre : une maison reclue et hantée, des pouvoirs sensoriels (ici appelés le Shining) et une fin riche en interprétations. Avec son impressionnant Jack Nicholson cabotin, le film s'est fait remarquer à sa sortie pour le jeu exagéré de ses acteurs dont Shalley Duvall. Un état atteint par cette dernière grâce aux remontrances de Stanley Kubrick qui allait jusqu'à faire jouer 50 fois une scène à l'actrice pour provoquer son hystérie. Cette dernière déclarera en interview « Ce fut une expérience formidable, mais si cela était à refaire, je n'accepterais pas le rôle… ».

Halle Berry et Pitof - Catwoman



2004, l'industrie cinématographique connait une catastrophe industrielle. Alors que les super-héros commencent à devenir à la mode, Spider-Man et les X-Men en tête, la Warner se décide à adapter Catwoman dont ils détiennent les droits. Avec le tâcheron Pitof à la réalisation, à qui l'on doit le tout aussi mauvais Vidocq, Halle Berry endosse le costume de la super-héroïne. Un costume critiqué pour son hyper sexualisation dans un navet absurde à l'extrême. Récompensée pour cette performance aux Razzie Awards, l'actrice ira même chercher son trophée pour déclarer sur scène « Tout d'abord, je souhaite remercier Warner de m'avoir permis de jouer dans cette merde, un film vraiment horrible. C'est justement ce dont ma carrière avait besoin ! ».

Gérard Depardieu et Jean-luc Godard - Hélas pour moi



En 1993 eu lieu la rencontre de deux monstres du cinéma. D'un côté, Jean-luc Godard, digne représentant de la Nouvelle Vague. De l'autre, Gérard Depardieu, monstre du cinéma. De cette union naîtra Hélas Pour Moi, adaptation de la légende d'Alcmène et d'Amphitryon. Pourtant, tout ne se passe pas très bien entre les deux artistes. Gérard Depardieu, lors d'une rencontre avec So Film, ne mâchera pas ses mots vis-à-vis de Jean-luc Godard « Godard, lui, il peut aller se frotter. Il fait le prof, il filme les livres. Il dit carrément que les gens sont cons. Très bien. Sauf que moi, quand il me passe ses machins (Hélas pour moi), je lui dis "T'as pas les couilles, connard. Tu joues au ping-pong avec des nanas à poil devant toi, mais ça ne te fait pas gourdiner. J'en ai rien à foutre de Godard. Simplement, tu me parles du cinéma, Godard, ce n'est pas du cinéma, c'est un professeur". Quand deux grandes gueules se rencontrent, ça fait des étincelles !

Tom Hardy et son rôle dans Target



Tom Hardy, si l'on suit bien son actualité, apparaît comme un acteur au franc parler. Le film Target dans lequel il partagea l'affiche avec Reese Witherspoon et Chris Pine, qui ont beaucoup de navets à leur actif, n'échappe pas à ses coups de gueule. L'acteur est revenu il y a peu sur ce véritable accident de parcours et s'est montré plutôt clair à ce sujet. Tom Hardy déclara ne pas comprendre comment faire quelque chose d'aussi misérable que Target et ne plus vouloir jouer dans une comédie romantique. Et on le comprend : il y a parfois beaucoup mieux pour faire briller une carrière (sauf quand la comédie est brillante façon Crazy Stupid Love).

Maria Schneider et Bernardo Bertolucci - Le Dernier Tango à Paris



Une histoire plutôt tragique se cache derrière le célèbre film Le Dernier Tango À Paris. Fort d'un casting légendaire, un Marlon Brando vieux et abimé en tête épaulé par Jean-pierre Léaud, figure de proue de la Nouvelle Vague, le film se révéla traumatisant pour l'une de ses actrices : Maria Schneider. Cette dernière fut surprise par une scène de viol brutale pendant laquelle Marlon Brando plaqua l'actrice contre le sol. Des larmes non simulées par cette dernière pour un passage d'une extrême brutalité. Après Le Dernier Tango À Paris, Marlon Brando regretta le film et Maria Schneider tomba dans la drogue et déclara avoir « perdu sept ans de sa vie entre cocaïne, héroïne et dégoût de soi ». A sa mort en 2011, Bertolucci avouera regretter de ne pas s'être excusé auprès d'elle pour cette scène violente et traumatisante pour l'actrice.

Anthony Hopkins et son personnage de Hannibal Lecter



Lorsque l'on pense à Hannibal, l'image d’Anthony Hopkins nous vient immédiatement à l'esprit (même si chez certains, Mads Mikkelsen peut apparaître). L'acteur a incarné trois fois au cinéma le célèbre tueur, véritable légende de la littérature et du cinéma. Après un Le Silence Des Agneaux brillant et deux suites plus ou moins ratées, Anthony Hopkins semble regretter ces dernières. C'est lors d'une interview que l'acteur avoua à propos d'un potentiel retour sous les traits du tueur « Non… Je ne veux pas faire ça. J’en ai terminé avec tout ça. Je l’ai fait une fois. J’ai commis l’erreur de le faire une deuxième fois et une troisième fois. Le Silence Des Agneaux était bien, c’était un bon film» . Voilà de quoi mettre un terme à cette possibilité.

Gérard Depardieu et Abel Ferrara - Welcome to NY



Le retour dans cet article de ce monstre sacré du cinéma. En 2014, Abdel Ferrara, auteur des cultissimes Bad Lieutenant ou encore The King of New York, s'était mis en tête de transposer une histoire politique basée sur des faits réelles : ceux de « l'affaire DSK ». Gérard Depardieu y incarnant le personnage inspiré de l'homme politique français. A sa sortie en VOD, le film est pourtant un échec commercial et critique malgré une jolie publicité lors du festival de Cannes. Gérard Depardieu, qui a partiellement accepté le rôle à cause d'une haine personnelle pour DSK, expliqua également que Ferrara n'avait rien compris du sujet « Parce que Ferrara n’a pas compris que le récit de cette femme, l’histoire de Nafissatou Diallo, était plus important que les trois partouzes au FMI ».

Nassim Chentouf (13 juillet 2017)

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