Un Monstre à Paris : ça swingue dans votre lecteur (test DVD)

mardi 21 février 2012 - 10:01 | Showbizz
Paris, 1910, la ville a les pieds dans l’eau. Pour arranger les choses, une étrange puce géante - pour faire dans l’original - terrifie la Capitale. Le timide Emile (Sébastien Desjours) et le fantasque Raoul (Gad Elmaleh), pourtant responsables de l’apparition de ce « monstre », se retrouvent embarqués dans la chasse à la bête. Une drôle de créature qui va croiser la route de Lucille (Vanessa Paradis), la jolie chanteuse de cabaret…


« Elle sort de son lit, tellement sûre d’elle,
La Seine, la Seine, la Seine…
»


Les quelques mots de cette ritournelle fredonnée par Lucille risquent fort de vous trotter dans la tête après avoir vu Un Monstre À Paris. Car autant vous prévenir tout de suite : le principal atout du film de Bibo Bergeron est sans nul doute sa bande-son signée par le cinéphile Mathieu Chedid et son compère Patrice Renson (une BO d'ailleurs nommée aux César 2012). Nous referait-il le coup de Les Triplettes De Belleville ? Pas loin. Guitare en bandoulière, textes sensibles et voix toujours aussi haut perchée, -M- se met au service de l’intrigue de Bergeron et offre à Vanessa Paradis quelques petits morceaux au charme quasi imparable, dont le fameux La Seine.

Au-delà de l’aspect musical – omniprésent – ambiance tantôt guinguette ou cabaret, tantôt bal(l)ade au clair de Lune, Un Monstre À Paris surfe clairement sur la carte postale d’un Paris de la Belle Epoque. Figé dans un rêve nostalgique tout en aspirant à balayer le grand écran d’un souffle rocambolesque typique de cette période précédant la Grande Guerre (on pense à Arsène Lupin ou aux débuts de Fantômas), le premier long-métrage de Bibo Bergeron peine quelque peu à trouver son rythme et souffre d’une animation pas toujours aboutie. Cependant les hommages appuyés à l’esthétique et la culture folle d’un siècle aujourd’hui bien révolu et l’énergie des acteurs (François Cluzet - en préfet cinglé - en tête) réussissent à embarquer Un Monstre À Paris dans une fraîcheur assez réjouissante. Ca fait toujours du bien.



Le DVD

Au delà des interviews promotionnelles de Bibo Bergeron et des acteurs/interprètes (Vanessa Paradis, Mathieu Chedid, mais aussi le reste du cast), le DVD - conscient de l'attrait majeur du film - fait la part-belle au son et à la musique d'Un Monstre À Paris. Les bonus, plutôt simples, n'en demeurent ainsi pas moins plaisants. Entre les coulisses du bruitage et du mixage et le clip de La Seine, vous pourrez même découvrir la face cachée de la chorégraphie du Lucille et Francoeur.

BOF Un monstre à Paris, édition Livre-disque, Mathieu Chedid et Patrice Renson, Barclay, disponible

=> Toutes les infos sur Un Monstre à Paris

Eléonore Guerra (21 Février 2012)

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