Bollywood popularise la France sur le continent asiatique

Le cinéaste indien Satish Kaushik, faute de pouvoir réaliser des séquences à Paris pour son prochain film Vadaa "made in Bollywood" qu’il qualifie lui-même de « thriller social romantique », s’est orienté vers Lyon. Un choix qui semble desservir l’ambition du film, celle de porter avec grandeur le jeu et la danse (très importante, elle représente le tiers de ce film de 2h30) des acteurs Arjun Rampal et Amisha Patelbrio pour les scènes extérieures. La fontaine de Batholdi, place des terreaux, devant l’hôtel de ville a été le lieu symbolique de ces scènes enflammées, portées dans la même lignée que les autres fantaisies de la machine Bollywoodienne (histoires d’amour sur fond de beaux paysages), mais cette fois avec des moyens vraiment plus stimulés…

Un nouveau concept Bollywoodien ?
Peut-être est-ce aussi le côté mystique de la ville de Lyon qui a eu raison des producteurs, Vashu et Jacky Baghani ? «Le premier film indien tourné à Lyon, la ville où a été réalisé le tout premier film en 1895, c’est un bon signe », ont-ils ajouté en gage de confiance. Car l’affaire est grande, 3 millions de dollars pour réaliser Vadaa, qui sera par ailleurs distribué aux Etats-Unis et en Angleterre, c’est un « must chez nous », dixit le réalisateur, fier de l’aventure. Une étape de quatre jours à Lyon depuis lundi 12 juillet qui se prolonge à Méribel, Chamonix, Grenoble.

Le public indien se réjouit par avance de découvrir une autre formule de ce cinéma Bollywoodien. En plus de l’histoire somme toute courante et attendue, il y aura la découverte de quelques paysages français. Et si le cinéma populaire indien devenait encore plus édifiant ?

N.F.(16 juillet 2004 avec "AFP")

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